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11 mai 2007 5 11 /05 /mai /2007 19:10

Une de mes connaissances soutient mordicus que la science-fiction est un genre de littérature uniquement pessimiste. Pour ma part, je n'y crois pas, mais j'ai du mal à trouver des arguments, si arguments il y a.

  En effet, parmi les plus grandes oeuvres de la science-fiction, on trouve beaucoup de dystopies, comme "1984", "Farenheit 451", "Le meilleur des mondes" ou la tetralogie infernale de John Brunner. Même au cinéma, que ce soit "Terminator" ou "Matrix", aucun ne montre un futur reluisant.

Même dans la science-fantasy, si on cite "la guerre des étoiles", on voit une galaxie dirigée par un tyran, des peuples exploités, des applications de la science réservées à la guerre... pas vraiment de quoi se réjouir non plus.

Alors, la science-fiction est elle uniquement pessimiste ? Pour des genres comme la dystopie, c'est évident, le cyberpunk est il lui aussi condamné au coté obscur ? Que dire du steampunk ? Des univers parallèles ? Du space opéra ? Peut on lire un récit de science-fiction dans lequel il n'y ait pas de guerre ou de dictature sanguinaire, ou de planète dévastée où on lutte pour survivre ? Un récit de science fiction doit il obligatoirement comme postulat de base ou comme conclusion une situattion catastrophique ? Je n'ai pas vu d'utopie depuis longtemps. Je ne dis pas qu'il n'y en a pas (je n'ai pas la prétention d'avoir tout lu) mais j'ai beaucoup de mal à trouver d'exemple de récit optimiste. On m'a un jour dit qu'en fait, la science-fiction grossissait les problèmes d'aujourd'hui, comme la pollution, la course aux armements, l'incertitude des politiciens ou leur asservissement à l'économie, et que d'un autre côté, les moyens pour contrer les problèmes se mettaient à leur mesure. C'est une possibilité.

Y aura-t-il quelqu'un pour m'infirmer la théorie de la SF pessimiste, ou pour la confirmer ? Je pose la question. 

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Published by Space Freak - dans Divers
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commentaires

Woot 18/01/2008 15:50

Wouhou ... content de tomber sur un billet fort interressant sur le fond de la Science Fiction ...
Je ne pense pas que la SF soit condamnée à être pessimiste. Dans Ubik, si il y une critique de la société, l' histoire ne tourne pas autour ... il y a une menace mais ce n' est pas le centre du récit ... Ubik est un voyage quasiment intérieur; et je pense que celà est aussi une dimension de la SF importante et pas forcément pessimiste.
Les dystopies comme 1984 et Le Meilleurs des Mondes offrent une vision du monde pessimiste tout en réflétant les craintes contemporaines. Le contenu est pessimiste mais en réalité c'est une forme d' exorcisme; et par conséquent c'est plutôt positif.
Vous citez Fahrenheit 451; qui est l' un de mes livres favoris. La pertinence de la critique de la société y est excellente et tombe à pic à l' heure d' internet. Si la prévision était pessimiste en réalité la fin du livre est trés optimiste (ce qui fait d'ailleurs que techniquement il ne s'agit plus d' un roman à inspiration dystopique qu' une dystopie). Les résistants ont trouvé une solution pour lutter stocker les livres dans leur mémoire pour les transmettre plus tard. On y comprend que la période de trouble passée (le récit évoque une guerre en cours), il sera toujours possible de retrouver ce qu'on a tenté de faire disparaitre...
La science fiction si elle ne décrit pas un monde complétement nouveau doit garder un lien avec le présent dans lequel évolue le lecteur ... il faut lui présenter ce qui est différent et par conséquent ce qui a changé de bien comme de mauvais; et comme il s' agit probablement d' un executoire pour l' auteur ça tourne facilement au vinaigre ...
Mais j'imagine trés bien lire un jour de la science fiction comique; précisément parce que le progrés technique apporte des changements dans le mode de vie et que tous changements dans le mode de vie apportent de nouvelles craintes comme de nouveaux décalages et de nouvelles situations comiques ...

Relka Cappec. 30/05/2007 22:18

Alors il faut que l'homme disparaisse et laisse la place à des chiens.
Donc plus de mains, plus de guerres, plus de futur pessimiste.
Moi j'ai dit "Demain les chiens" de Simak.
Ah!Peut être!

Space Freak 31/05/2007 07:54

Otez les mains aux hommes et un sentiment de haine ira grandissant et saturera l'air. Je répond Bradbury, mais je sais plus trop dans quelle nouvelle

christophe fétat 13/05/2007 21:03

Les auteurs de sf sont souvent les meilleurs futurologues et anticipent les tendances lourdes de notre quotidien mais c'est vrai que la plupart du temps ceux que j'ai lus ne sont pas très optimistes sur ce qui nous attend. Peut-on leur doner vraiment tort aujourd'hui ? Leroy est à ce titre très pertinent à mon sens pour ce qu'il a pressenti il y a 10 ans. La série Heroes au carrefour de la SF et des Comics, également.

Space Freak 14/05/2007 13:29

Je veux bien le croire. Le futur tel que nous l'envisageons aujourd'hui n'est pas très reluisant. Il suffit de voir des films comme "le jour d'après" pour s'en rendre compte; Le protocole de Kyoto n'étant toujours pas populaire aux Etats Unis. Quand on regarde d'anciens textes ou films de SF, on remarque qu'on est passé de "Métropolis" de F Lang au "troupeau aveugle" de J. Brunner. Mais ce qui est remarquable, c'est que la SF n'est pas devenue pessimiste. Elle l'était déjà. Même, durant l'âge d'or, en lisant Asimov, la terre est décrite comme vivant sous une dictature et condamnée à être radioactive et invivable. Doit on penser alors que les auteurs de SF étaient les meilleurs prophètes, et ce depuis le début ?

SarahMoon 11/05/2007 21:20

si je peux me permetttre: écrire une histoire se passant dans un univers pessimiste permet de faire évoluer l'histoire et les personnages de façons attractive. Dans un univers de "conte de fée", l'histoire serait uniquement descriptive.
Là comme ça je n'ai pas de titres de SF optimistes à part peut-être le cycle des Hainiens de Le Guin. Mais j'ai pas mal de titre qui s'ouvrent sur un futur optimiste: Babel 17, le cycle du bain des limbes de Lee, l'immigrant de Simak, les plus qu'humains de Sturgeon...
Au fait merci pour le com que tu as laissé.

Space Freak 11/05/2007 22:14

Il est vrai que les gens heureux n'ont pas d'histoire. Et une histoire se passant après ou avant une catastrophe permet d'installer une intrigue intéressante. J'ai lu les plus qu'humain, et je l'avais un peu oublié, mais il est vrai qu'il ne s'agit pas forcément d'une oeuvre pessimiste. Ca et cristal qui songe, du même auteur, quant au cycle des Hainiens, il faudra que je me le procure. Merci pour ce commentaire

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