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5 avril 2008 6 05 /04 /avril /2008 19:54

Imaginez un peu ce que ressentirait un gardien de zoo, qui viendrait d’apprendre que toutes les cages viennent d’être ouvertes et que les animaux se baladent librement partout dans la ville. Et bien c’est un peu cette impression que j’ai eue en voyant toutes le capsules cryogéniques ouvertes ce matin. Personnellement je ne sais pas exactement ce à quoi nous devons nous attendre avec ces soucoupes volantes au dessus de nos têtes, mais je pense que la libération des pires dissidents du régime, des plus grands criminels et des plus dangereuses aberrations génétiques issues des manipulations du gouvernement, et surtout… celui qui est les trois à la fois. Et bien oui, il est libre. Et moi, modeste gardien des cellules réfrigérées de la prison non officielle du gouvernement, je suis face à deux mauvaises nouvelles. IL a été libéré de son caisson, et IL est encore dans la pièce, devant moi. Debout, nu, il me toise, l’air neutre. Il est à dix mètres devant moi. Je suis armé d’un pistolet paralysant et d’une matraque, il est nu et peut être désorienté, mais d’après ce que j’ai lu de lui, je n’ai pas la plus petite chance contre lui. Je lève les mains à hauteur des yeux. Je lui dis simplement que je n’ai rien contre lui, qu’il peut partir et que ce n’est pas moi qui l’en empêcherais. Il incline légèrement sa tête sur le coté. « Okay » Il parle ! « J’ai juste besoin d’un casse-croûte et de quoi me vêtir.

_ Je peux vous apporter ça si vous voulez.

_ File moi tes fringues et le contenu de ta cantine, ça suffira.

  Et je me retrouve à moitié nu, à lui tendre mon uniforme et ma gamelle, trop content d’être encore en vie. Une fois vêtu, il part. En me croisant, il me tapote l’épaule.

_ Tu vas pouvoir respirer à nouveau, gamin, je pars.

  Un froid intense a envahi mon épaule, et il se répand dans tout mon corps. Ma machoire gelée ne peut plus bouger, mes yeux ne voient plus. Mes poumons se bloquent, ils sont devenus de pierre. C’est à peine si je peux encore entendre la voix du monstre « Pardon, désolé, je ne l’ai pas fait exprès »

            Et le pire, c’est qu’il doit être sincère. Mais bon, moi, je m’en fiche, en m’écroulant sur le sol, d’un seul bloc, je m’éparpille en petits morceaux glacés…

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Published by Space Freak - dans L'erreur
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commentaires

wings.of.hope 06/04/2008 13:37

Genial, j'adore ce chapitre. Et bien écrit.

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