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22 octobre 2008 3 22 /10 /octobre /2008 08:00

            Imaginez un peu deux types qu’on devine habitués à la blouse blanche faisant face à une armée de macaque en armure. C’est vrai que B et C n’ont pas vraiment pas l’habitude des exercices physiques intense ou des sports de combat. Néanmoins, ils savent se défendre. Parce que bien que les singes soient en surnombre et déchaînés, ce sont quand même eux qui sont en train de se faire rétamer. C ne bouge pas plus que nécessaire. Il sait d’avance que son coup va porter là ou il faut. Il ne tend pas son poing mais son doigt, touche la partie exacte du corps et son ennemi s’effondre. B, lui, n’a pas besoin de bouger, les objets bougent pour lui, notamment les pierres, ou les fusils des singes, qui visent ceux qui les tenaient deux seconde plus tôt. Tous deux occupés, ils n’ont pas vu une partie du groupe de singe se détacher du gros des troupe pour s’intéresser à un nouveau venu.

            Celui-ci n’a pas l’air aussi dangereux que les autres mutants. Il ne fait pas voler des pierres autours de lui, et il ne bouge pas pour vous appuyer exactement là ou il ne faut pas. Mais par contre il sourit, un sourire d’une oreille à l’autre, un sourire pas comme ceux des autres cinglés qui s’agitent dans la rue.

            Ce sourire sera la dernière chose que les singes verront. Le nouveau venu disparaît. Et es singes tombent. David se sent dans son élément, et ça l’enthousiasme autant que ça l’effraye. Il est singe parmi les singes, distribuant les coups parmi ces lourdeaux armurés qui n’arrivent pas à se défendre. Il assomme, défonce, fait voler les dents, démembre, attrape un fusil au passage et fait feu, sauf que ça ne marche pas. Il n’a pas besoin de chercher longtemps pour comprendre que les armes sont à reconnaissance d’empreinte. Ce n’est pas grave, on se débrouille.

 

            B fait voler le dernier singe vers C, qui le rattrape par la gorge et appuie juste où il faut pour offrir une mort rapide au primate. Les deux hommes se regardent d’un air complice avant d’entendre les coups de feu. Ils sont relativement surpris de voir un homme au sourire de clown dément en train de tenir à chaque main une main de singe agrippée à son arme. Ce dernier lâche négligemment ses armes avant de regarder les deux mutants. Ceux-ci se concertent rapidement

 

_ Analyse, C ?

_ Humanoïde, probablement modifié, potentiellement dangereux.

_ On neutralise ?

_ Recommandé.

 

            Sur un ordre télékinétique, toutes les armes autours de B s’élèvent, s’orientent vers David et tirent. Celui-ci pare les tirs de son mieux, court, bouge. Les deux compères ont du mal à le voir, mais les chargeurs sont abondamment fournis, les armes crachent.

  Une pause. Les armes se taisent, toujours flottantes. C en attrape une, démonte le chargeur et sort une balle. David respire lentement. Il pourrait essayer de parlementer, mais quelque chose semble lui dire que ce n’est pas la peine, comme une voix intérieure.

_ Relka, c’est toi ? Demande-t-il.

  Il n’a pas le temps d’entendre la réponse, les armes ont recommencé. David reprend sa vitesse, il voit arriver les balles, comme fonçant dans de la gelée. Il en évite de justesse, saute, se contorsionne, atterrit gracieusement et recommence. Il faut arriver au type qui a les bras croisés, c’est lui qui dirige les fusils. Il bouge, évite, se rapproche. Une faille se fait voir. Il n’y a qu’à foncer, et … Un choc à la poitrine. David jure entre ses dents. En tournant la tête, il peut voir le second larron qui a encore la main tendue. Cette balle qu’il a lancée à la main, elle lui paraissait immobile, il ne l’avait pas remarquée, et il a lancé son corps contre. La douleur le cloue sur place. Il tombe à genoux par terre.

 

_ Physique élémentaire, dit C. Une balle lancée à 300km/h sur un corps fait autant de dégât qu’une balle immobile sur un corps lancé à 300 km/h. Tout est une question de référentiel.

 

David baisse les yeux sur sa poitrine. Le sang coule à flot depuis la blessure, mais quelque chose n’est pas normal. Le sang n’est pas rouge, il est noir, comme de l’encre. La voix dans sa tête prend de l’ampleur. Ce n’est pas Relka, mais… Oh, NON !!!

 

_ Tu comprends ce qui se passe C ?

_ Oh, oh… Un coefficient impondérable.

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Published by Space Freak - dans L'erreur
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