Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
7 mai 2009 4 07 /05 /mai /2009 08:00

En attendant la suite d'"effacement", je vous propose un petit texte dont la trame m'a été fournie par l'ami 1000 visages


           
L’homme tombait. Roulé en boule, il se forçait à fermer les yeux, comptant les secondes avec un calme forcé tandis que l’air sonnait dans ses oreilles comme un vent violent. Son doigt prêt à appuyer sur le bouton qui se trouvait au niveau de son sein gauche, sur sa combinaison. Ni trop tôt, ni trop tard…

            Maintenant !

  Le doigt appuie sur le bouton. Immédiatement, le réacteur incorporé dans la combinaison se met en marche, crachant ses dernières flammes. Le jet de flamme contrant la force de la chute, juste à temps et juste assez pour que le choc de la chute ne soit pas trop violent. L’homme en boule percute le sable blanc. Le silence s’installe pendant une minute, et le poing de l’homme émerge du sol. Péniblement, il s’extirpe du sable, se relève, aspire l’air, ouvre les yeux et regarde autours de lui. Rien d’autre que le sable, le ciel bleu et le soleil. Manque de chance, l’ordinateur fixé sur son avant-bras est mort, brisé par le choc. L’homme ne se plaint pas. Après tout, il n’a aucun os brisé. Avant que ses yeux ne se relèvent, il sait qu’il n’est pas seul. Une créature est elle aussi sortie du sable. Un lézard bipède de la taille d’un homme, à la mâchoire proéminente aux pattes avant recourbées garnies de deux grandes griffes. L’homme est calme et concentré, il laisse parler ses réflexes. L’animal bondit sur lui, mais l’homme a anticipé le geste. La créature referme ses crocs sur du vide et le bras de l’homme est enroulé autours de son cou. D’un geste vif, l’homme en finit. La nuque de la bête craque et l’homme n’a plus qu’à laisser tomber le corps inerte de l’animal. Il est aux aguets maintenant, ces monstres ne se déplacent pas seuls. Rapidement, il bouge les yeux, cherchant le mouvement dans le sable, épiant le moindre bruit.  Et soudain il repère l’anomalie. Il lui tourne le dos et cours. Une meute de lézards surgit du sable et se met à sa poursuite. Les forces en présence vont à la même vitesse à peu près. L’homme ne se retourne pas, il ne doit pas perdre de temps. Il court sans trop savoir la direction, et soudain, comme surgissant de l’horizon, les ruines d’une ville apparaissent. Redoublant d’effort, l’homme fonce.

            Il entre dans la ville. Un sol dur de dalles blanches résonne sous ses pieds. Il s’arrête d’un coup, se baisse. La créature derrière lui se prend à son croc-en jambe et tombe. Avant de réaliser ce qui lui arrive, un violent coup de pied la retourne sur le dos et des mains se saisissent des deux parties de sa mâchoire. Ecartant les bras avec force et rapidité, l’homme disloque dans un craquement sonore la mâchoire de son poursuivant. L'animal s'écroule inanimé. L'homme reste debout et immobile un moment, contrôlant sa respiration, attentif au moindre bruit.

            Et il entend. Les monstres entourent les ruines et courent vers lui. Suivant son instinct, il fonce s'abriter dans une ruelle. Des murs beiges et lissent bordent l'endroit. Il court, entendant les pas des monstres derrière lui. La ruelle tourne et débouche sur une impasse. L'homme étouffe un juron. Se mettant dos au mur, il évalue rapidement la situation. Pas moyen de faire demi-tour, les murs sont trop hauts pour sauter et trop lisses pour escalader. Les monstres approchent. Ils débouchent du coin de la rue, foncent, sautent, gueule ouverte sur l'homme, qui se plaque contre le mur.

            Un clic, une sensation de tourner, L'homme est projeté en avant. Il se trouve dans une pièce non éclairée. Se relevant, il se tâte, il constate qu'il est indemne. Il se retourne, tire un petit stylet de son ordinateur brachial, et commence à balayer l'endroit du fin pinceau de lumière qui en sort. La porte pivotante qui lui fait face lui révèle le mécanisme qui lui a sauvé la vie. Continuant à fouiller, il se rend compte que la pièce est en fait un couloir.

 

            La pièce semble infinie. Une simple allée pavée de métal entourée de chaque coté par d'innombrables rangées de caissons métalliques à la façade de verre. Dans chacun de ces caissons, se trouve un être humain en sommeil. Toute la lumière en ce lieu vient de ces caissons, de l'intérieur, une lumière verte qui souligne le contour de leurs occupants, et des écrans moniteurs sur le coté, qui surveillent les signes vitaux. Au milieu de l'allée, un caisson vide maintenu par une pince métallique géante surgie du plafond avoisine une étrange table. L'homme observe la pièce. Peu à peu, les souvenirs relatifs à cette pièce lui reviennent en mémoire. Lentement, il se rapproche de la table. Toute la fatigue des épreuves qui viennent de se passer lui est tombée sur les épaules. Il regarde le caisson avec un mélange d'amertume et d'envie. Il aspire au sommeil et à l'évanouissement. Lentement, il détache son ordinateur brachial et le pose sur la table. Un scanner analyse rapidement l'ordinateur. Un écran sur le coté de la table affiche le résultat.

DONNEES RECUPEREES: 45%

INSUFFISANT POUR CONTINUATION DE LA MISSION

RECHARGEMENT ET NOUVEL ESSAI

 

La porte du caisson s'ouvre. L'homme ôte ses vêtements et y pénètre, Il se glisse dans les moulures qui le maintiennent sans effort de sa part. La porte se referme. Une aiguille pénètre dans son bras et L'homme s'endort. La pince se déplace et met le caisson parmi tous les autres, avant d'en choisir un autre, qui se retrouve à son tour au milieu de l'allée, orientée dans l'autre sens. Le caisson s'ouvre et une femme en sort. Devant elle, un uniforme blanc, propre, dans lequel est inclus un système de réacteurs. Elle l'enfile avant de passer à son bras un ordinateur brachial neuf et de prendre un fusil à plasma. Elle avance ensuite au bout de l'allée. Une porte de métal coulisse en silence. Devant elle, le ciel bleu, le désert blanc. Elle part sans se retourner. La porte se referme, laissant la salle silencieuse à ses occupants.

Partager cet article

Repost 0
Published by Space Freak (idée: 1000 visages) - dans histoires courtes
commenter cet article

commentaires

Sylvain 01/06/2009 21:22

Une profondeur de scénar digne d'une nouvelle pépin. Mais c'est plutôt sympa, ce retour au départ. Et "rechargement", ça fait penser une arme dont on tire une nouvelle balle.
Une question : pourquoi tombe-t-il, au début ?
Des corrections :
Avant que ses yeux ne se relèvent (ses paupières ?)
Des murs beiges et lissent (lisses ?)
Voilà ;)

Caliope 10/05/2009 16:02

Moi je t'ai mis sur mon nouveau blog ;-) Je mettrai l'adresse sur le forum quand il sera prêt à être présenté. A bientôt

Caliope 10/05/2009 01:49

Je suis contente que tu sois passé et que tu ais aimé ;-)

Space Freak 10/05/2009 15:31


Oui, j'ai beaucoup aimé chez toi. J'ai d'ailleurs rajouté un lien vers ton blog, tellement c'est bien


Alice 07/05/2009 15:05

C'est quoi les données qu'ils doivent récupérer ? Elles servent à quoi ?

Space Freak 07/05/2009 15:58


Ca, je ne le sais pas encore, mais rassure toi, je vais travailler l'ami mille au corps pour qu'il me donne l'explication, et je servirai ça dans un autre
récit


Mille visages 07/05/2009 08:53

BRAVO.
Je pensais mon idée intéressante, ton texte la rends meilleur et sympa à découvrir:-)

Space Freak 07/05/2009 15:57



que veux tu! Ton idée m'a inspiré



Présentation

  • : Le blog de Space Freak
  • Le blog de Space Freak
  • : Je crois que je sais écrire de la science fiction
  • Contact

Recherche