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19 août 2009 3 19 /08 /août /2009 08:00
Alors, voilà un petit texte de fantasy, qui, je l'espère, inspirera les crayons de miss Sucre...

[edit] Depuis,elle a effectivement été inspirée, et de belle manière, regardez ça [/edit]


            Le soleil se couchait sur le champ de bataille. La journée s’était soldée par un carnage. Les cadavres des deux camps jonchaient le sol. Personne n’avait survécu… presque personne. Réfugié dans une caverne au flanc d’une des montagnes qui bordaient la plaine où s’était déroulé la bataille du jour, le guerrier essayait de se reposer, en vue de la marche qui l’attendait le lendemain. Un morceau d’étoffe bandait son œil droit et avec le manche brisé d’une lance, il s’était confectionné une attelle de fortune pour maintenir sa jambe meurtrie. Il aurait du mal à marcher le lendemain, mais il était sans doute celui qui avait eu le plus de chance lors de cette bataille. Mâchonnant sans conviction un morceau de viande séchée, il essayait de comprendre ce qui s’était passé. Ils avaient chargé, à cent contre un, ils ne pouvaient pas perdre… mais ils avaient perdus, ou plutôt, tout le monde avait perdu. Le vent s’était levé. Au début, les combattant y étaient indifférent, puis il a forci, pour se muer en un typhon meurtrier. Le guerrier lui-même avait été emporté dans les airs, hurlant de rage et de peur. Mais son vol s’était terminé rapidement. Ayant heurté le flanc de la montagne, il avait réussi, à se réfugier dans une grotte, y laissant un œil et avec une jambe blessée. Le vent s’était calmé, laissant les corps sans vie des combattants des deux camps. Face au feu de fortune qu’il avait pu construire, le guerrier se coucha le plus confortablement qu’il put. Il resta, songeant, à fixer les flammes. Dans sa position, ses blessures ne lui faisaient plus mal…

 

            Il se leva, flottant au milieu d’un décor surréaliste. Il était au sommet d’une montagne, elle-même noyée dans un nuage. Evoluant sans bruit au milieu des volutes de vapeur, il arriva devant une scène insolite. Un homme, visiblement très âgé, tant sa barbe et sa chevelure grise étaient longues, était assis sur un rocher, faisant face à un énorme dragon, lui-même couché. Entre les deux, le guerrier vit un genre de plateau. Les deux protagonistes bougeaient de curieuses figurines sur ce qui représentait, le guerrier l’avait reconnu, les pays qui s’affrontaient. Le vieil homme prit une petite figurine placée sur la représentation de la plaine où s’était passé l’affrontement tragique. Le dragon parla, d’une voix grave.

«  Que compte tu faire de ce guerrier éclopé, mon ami ?

_ Ton attaque des éléments a décimé mes troupes plus que les tiennes, répondit le vieil homme d’une voix posée. J’avoue que ce coup était bien joué. Mais l’usage que tu en as fait me donne droit à un coup du même type.

_ Ah ? Alors qu’en sera-t-il ? Un raz de marée, un tremblement de terre ? Un volcan ?dit le dragon en ricanant.

_ Ce guerrier suffira. Je n’ai pas besoin de spectaculaire pour semer le trouble. L’homme déplaça la figurine et la posa sur une zone de la carte représentant un château…

 

            Le guerrier se réveilla aussitôt. Il n’était plus dans la grotte. Il était allongé sur un tapis, dans une chambre luxueuse. La lumière matinale était filtrée par un rideau d’étoffes luxueuses. Aux murs, se trouvaient des armoiries représentant un dragon. A coté de lui se trouvait un lit de bois précieux. Le guerrier se leva, toujours handicapé par la douleur de sa jambe. Il resta interdit devant le spectacle qui s’offrait devant lui. La personne endormie dans ce lit, il ne la connaissait pas, mais il en avait vu bien des portraits, des portraits qu’on lui avait appris à haïr, et que l’armée qu’il avait affrontée la veille avait appris à adorer. L’homme se réveilla brusquement, paru surpris et lança : « Qui êtes vous ? Que faites … À LA GARDE !! » Le guerrier frappa, par réflexe. Son épée fracassa le crâne du souverain. Il se retourna. Des gens frappaient à la porte de la chambre. Le guerrier se rendit compte qu’il n’avait aucune chance. Il n’y avait que la mort qui l’attendait. Il était blessé face à des gardes entraînés et trop nombreux. Il vit alors la fenêtre. Les gardes entrèrent au moment où il sautait. En dessous de lui se trouvaient les douves En voyant l’eau s’approcher, le guerrier se rappela ses blessures, il se rappela aussi qu’il ne savait pas nager, mais il se dit surtout qu’il ne mourrait pas si facilement. Il avait trop de choses à dire…

… Et il trouverait bien quelqu’un qui le croirait.

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Published by Space Freak - dans histoires courtes
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commentaires

clovis simard 26/10/2011 12:33


Blog(fermaton.over-blog.com).No-22, THÉORÈME DU GUERRIER.- Les VERTUS en JUSTICE ?


Wings.of.hope 27/07/2010 21:37


Excellent. J'adore tes idées ^^


SAD 19/08/2009 20:03

sympa... je va voir ce que je peux faire j'en vois bien trois...

Space Freak 19/08/2009 21:59


Mercif! C'est gentil!


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