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28 avril 2009 2 28 /04 /avril /2009 08:00
début de l'histoire

            La porte s’ouvrit avec violence, révélant un space freak en sueur et à moitié vêtu de ses habits de la veille. David regarda à droite et à gauche. Le couloir était vide.

_ ISAAC !... QUELQU’UN ?

_ Je suis ici, si vous désirez de l’aide, dit Talkie-1, qui sortait de la chambre en boitillant.

_ Ah, bonjour, machin. Tu pourrais me dire où ils se trouvent, tous les autres ?

_ Je peux vous appeler un responsable, si vous le désirez.

_ Oui, fais ça. Ou plutôt, appelle moi Relka.

_ Relka ? De qui parlez vous ?

_ Relka Kapec. Je ne sais pas de quelle version il s’agit à présent, mais trouves moi le premier qui passe, et amène le moi.

_ Un instant….

_Au fait, tu boites ?

_ Vous m’avez accidentellement jeté hors du lit pendant votre sommeil agité, mais mon système de réparation automatique se charge de régler ce problème

_ Pardon, machin, mais ça fait longtemps que je ne dors plus avec des peluches, alors…

_ Il n’y a pas de robot ou de clone répondant au nom de Relka Kapec dans la base de donnée de Lambdaparc, désolé, Imperator.

_ HEIN ???

_ Vous avez demandé à parler à un officiel, Imperator ?

  David se retourna. Isaac se dressait devant lui, arborant un sourire niais

_ Isaac, c’est quoi cette farce ? Il n’y a aucune trace de Relka Kapec ?

_ Excusez moi, Imperator, mais, qui est Relka Kapec ?

_ Relka Kapec, bon sang, c’est l’un des principaux androïdes protocolaires de Lambda Prime. Il a eu plusieurs versions successives suite à des accidents, et lors de ma dernière visite à Lambdaparc, Lambda prime a remplacé ma puce de contrôle par l’unité centrale réduite du premier. Et je n’arrive plus à communiquer avec lui.

_ Je suis désolé, Imperator, mais aucun Relka Kapec n’est référencé dans nos mémoires.

_ Non mais c’est quoi ce cirque ?

_ Je peux sortir, maintenant ?  Dit une voix derrière David.

_ C’est toi survivant ? Mais… Pourquoi tu saignes du nez comme ça ?

_ Vous avez ouvert la porte violemment et elle m’est arrivée en pleine figure.

_ Qu’est-ce que tu faisais derrière la porte ?

_ Bah… Vous êtes entré hier soir et vous ne m’avez pas dit où aller, alors je suis resté.

_ C’est pas une bonne journée aujourd’hui, j’abîme tous mes copains !

_ C’est une bonne chose que ce clone périmé soit avec nous, nous allons pouvoir procéder à la régularisation. J’ai fait venir ici le robot spécial.

Une espèce d’armoire métallique sur roue arriva à coté du survivant et une ouverture en diaphragme révéla un trou circulaire en son centre.

_ La régularisation ? C’est quoi ce truc ? Demanda David

_ Vous avez demandé à ce que ce clone reste auprès de vous, aussi nous le régularisons en tant que clone de compagnie. Clone, veuillez mettre votre bras dans l’ouverture.

_ Holà ! C’est quoi encore cette histoire. Ne bouge pas survivant ! Vous allez faire quoi exactement ?

_ Ce clone était destiné à mourir, c’est pourquoi la prise de sang réglementaire n’avait pas été effectuée pour son enregistrement. Il ne s’agit que d’une opération bénigne.

_ D’accord… Et retirez ce sourire de votre visage, ça me hérisse !

Joignant le geste à la parole, David tira sur la joue du robot Isaac… qui lui resta dans la main.

_ Oh, désolé !

_ Ce n’est pas grave Imperator. Le plastique de mon visage peut être remplacé. Je veillerai à garder devant vous une expression neutre prochainement. Clone, mettez votre bras dans le robot.

  Le survivant avait l’air perplexe

_ Tu peux y aller, gars, dit David,  C’est juste une prise de sang.

_ Ah, bon, dit le survivant d’un air soulagé. Il entra son bras dans l’ouverture circulaire au centre du robot. Une voix grave en sortit

_ L’opération est indolore et ne dure qu’une minute…

_ Je ne sais pas ce que j’ai aujourd’hui à faire du mal à tout ceux qui m’approchent, se dit David, l’Imperator.

  Et le robot de régularisation explosa en une myriade de débris métalliques. David, Isaac, le survivant et Talkie-1 furent projeté au sol sous la violence de l’explosion. Il fallut à David une minute pour retrouver ses esprits.

_ Ca… ça… C’était pas de ma faute !!!

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11 avril 2009 6 11 /04 /avril /2009 08:00
début de l'histoire

Lambdaparc, planète de verdure et de métal, où les forêts et les prairies côtoient les mégapoles métalliques et brillantes

Lambdaparc, planète de contraste, gouvernée par le métal, mais régie par la chair. Lieu où les hommes comme les machines sortent à la chaîne.

Lambdaparc, où le Griffon, vaisseau terrien d’une autre dimension, vient d’atterrir. Une rambarde de métal en sort pour laisser sortir deux humains et un petit robot bleu. Le premier, torse nu, se tient à la rambarde. Il est visiblement fatigué et se tient légèrement voûté. C’est sur son épaule nue que le petit robot humanoïde se tient assis. Derrière lui, un autre homme, au visage quelconque avance d’un pas hésitant. Face à eux, des rangées de robots identiques, au garde-à-vous. L’un d’eux, au milieu de la première rangée exactement, s’avance vers les nouveaux venus. Son visage androïde bouge pour exprimer un équivalent de la joie. David est incommodé par la grimace exprimée par le visage de métal et de plastique. Une voix masculine et monocorde sort du haut-parleur situé au niveau de la gorge

« Au nom de toute la population robotique de Lambdaparc, je vous souhaite la bienvenue sur notre planète, O Imperator. »

Quelque chose cloche, David le sent. Il prend une longue inspiration avant de parler

_ Où sont les clones ?

  La surprise ne faisant pas partie des expressions programmées dans le visage du robot, David continue à voir le visage qui l’avait accueilli sourire, tout en gardant le silence pendant quelques secondes.

_ Les clones vaquent à leurs occupations quotidiennes, monsieur. Souhaitez vous que nous vous en synthétisions quelques uns pour vous assister ? Vous semblez fatigué, peut être souhaitez vous être conduit dans vos appartements

_ Ouais. Je sors d’une minute de conduite de vaisseau assez pénible, je dois dire. J’ai besoin d’une douche, de protéines, de sucre et d’autres hydrates de carbone. Pouvez vous nous conduire, moi et mon escorte ?

  Plusieurs robots s’écartent dans un mouvement qu’on aurait dit chorégraphié. Un petit vaisseau de métal atterrit dans l’espace ainsi dégagé.

_ Veuillez prendre place, dit le robot.

_ Merci… Comment dois-je vous appeler, au fait ?

_ Je suis l’un des derniers d’une nouvelle série, vous pouvez m’appeler Isaac A.

  Imperator commence à trembler. La sueur sèche sur son corps et le refroidit plus que nécessaire.

_ Survivant, passe moi ta veste, s’il te plait.

Isaac dévisage le clone, avant de se retourner vers Imperator.

_ Que doit on faire de ce clone périmé ?

_ Il m’accompagne ! Ne vous avisez pas de lui faire subir quoi que ce soit !

_ Qu’il en soit fait selon vos ordres. Je vous accompagne.

  Le siège dans le vaisseau est confortable, mais son dossier est curieusement bas.

_ Comment se fait il que je ne puisse pas reposer mes épaules ?

_ Excusez notre négligence, O Imperator. Ce vaisseau est à la base conçu pour Lambda Prime, et le dossier est bas pour lui permettre de déployer ses ailes ! Nous aurions du l’adapter à votre morphologie.

_ Ah, d’accord.

  Au moment où le vaisseau décolle, David voit par la fenêtre tous les robots se tourner vers lui et lever le poing en scandant « IMPERATOR ! IMPERATOR ! IMPERATOR ! » Cela lui fait froid dans le dos. Décidément, quelque chose cloche. Le vaisseau s’élève de quelques mètres avant de partir droit devant lui. David peut à loisir observer les rues de la ville où circulent clones et robots. A son passage, les robots s’arrêtent et lèvent le poing. Quant aux clones, au mieux, ils lèvent les yeux et arborent un air franchement hostile au nouveau venu.

_ C’est pas gagné, se dit David.

  Le vaisseau se pose sur une plate-forme au milieu d’un bâtiment gigantesque

_ Suivez moi, dit Isaac. Je pense que vous souhaitez vous reposer en premier. La journée a du être longue, et celle de demain sera tout aussi chargée.

  La chambre ne plait pas vraiment à David,  mais elle est pourvue d’un lit, c’est l’essentiel. Il donne congé au robot et au clone avant de s’écrouler sur le matelas moelleux. Allongé sur le ventre, le corps au repos, les yeux fermés, il peut enfin faire un bilan des actions de la journée. Et soudain il a la réponse à sa question. Il sait ce qui clochait. Relka ! Il n’arrive plus à communiquer avec Relka Kapec…

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5 avril 2009 7 05 /04 /avril /2009 08:00
Début de l'histoire

« David ! ». Norma Jane vit son bien aimé disparaît, comme une nappe de brouillard se dissipe. Les larmes aux yeux, elle se saisit du chat rouge et le secoua en criant

_ Mais pourquoi avez-vous fait ça ?

_ Nous ne sommes en aucun responsable de cette situation, puisque techniquement, il s’agit du premier robot, nommé « Talkie-1 » qui a effectué la séparation dimensionnelle

_ Quoi ? Demanda Thomas

_ C’est le p’tit bleu qu’a fait le coup ! dit l’araignée verte

_ Ah, oui, d’accord. Et maintenant ?

_ Présentement, nous… commença le chat rouge

_ Ta gueule ! C’est ton copain qui va répondre. Lui au moins, je le comprends.

_ On trace jusque vers chez un gusse qui s’appelle « celui qui sait ». Me d’mande pas d’où vient son blaze, j’ai pas ça dans les circuits. J’ai les coordonnées dans mon disque dur, c’est du tout cuit !

_ Super ! Et ton blaze, à toi, c’est quoi ?

_ Talkie-3, sauf si tu m’en trouves un autre.

_ Elvis, ça te botte ?

_ Impec, mec ! Allez, direction l’ordinateur de pilotage, qu’on s’arrache d’ici !

_ Pigé ! Norma, quand tu en aura assez de faire mumuse avec ton chaton, tu attacheras ta ceinture, on va bientôt passer la vitesse supérieure. Allez, grimpe, Elvis.

  Wonderboy tendit la main vers le sol. Dans un cliquetis de métal, l’araignée lui monta sur l’épaule. Cinq minutes plus tard, l’araignée avait fini d’entrer les coordonnées dans l’ordinateur de bord. Thomas était enchaîné à la console de commande, torse nu.

_ T’as besoin de déloquer pour piloter ? demanda Elvis

_ Piloter à cette vitesse fait transpirer pire qu’un sauna, crois moi. Allez, accroche toi. Norma et Népomucène sont déjà attachés.

_ Népomucène ? C’est comme ça qu’il a voulu se faire appeler, le numéro 2 ?

_ Pourquoi vous êtes aussi différents tous les trois, au fait ?

_ Je t’expliquerai. Démarre ! Et t’en fais pas, j’ai l’habitude.

Dose 3. Le griffon s’élança à travers l’espace, piloté par un tueur professionnel. Elvis, qui avait mal évalué la vitesse, fut projeté sur le mur du fond de la salle. Thomas, sous l’effet de la drogue, vit la scène passer au ralenti. Il y avait un coté tragique et comique à la scène.

Le griffon suivit le chemin en un peu plus de dix minutes avant d’arriver en orbite autours de sa planète de destination…

  Norma, qui était restée assise à sa place de passagère, ne vit qu’un ciel noir chargé d’étoiles passer comme dans un rêve. Elle n’apprécia pas la lumière blanche aveuglante qui l’accueillit à leur arrivée en orbite. Cette lumière fut rapidement suivie d’un bruit strident. Elle se couvrit le visage de ses mains. Elle se sentit soudain soulevée de son siège et emmenée à travers le vaisseau.

_ Norma, c’est moi, thomas ! Garde les yeux fermés. Cette planète de daube gravite autours d’une nova ! Cette saloperie a déréglé les appareils du vaisseau, l’alerte est enclenchée. On ne va pas pouvoir atterrir avec le griffon. Je te conduis toi et Népomucène dans une capsule de survie. On aura pas assez de place pour nous deux, mais je vais en prendre une autre. On se retrouve sur la planète ! On reste en contact avec les robots de toutes façon, ok ?

Norma répondit faiblement « ok ». Les portes de la capsule de sauvetage s’étaient déjà refermées…

            Thomas se jeta dans la capsule avec Elvis et lança la procédure d’éjection.

_ L’accueil est charmant dans ce système. Tu en as d’autres, des surprises comme ça, Elvis ?

  L’araignée ne répondit pas. Elle bougea ses deux pattes de devant. Thomas interpréta ça comme un haussement d’épaule.

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28 mars 2009 6 28 /03 /mars /2009 08:00

Début de l'histoire

David se tourna vers le robot. Pris d’une rage soudaine, il se saisit de lui et le tint fermement devant lui. Des taches noires étaient apparues sur la peau du space freak et bougeaient comme de l’encre sur une toile cirée. Ses yeux étaient devenus blancs et lumineux. Le robot restait immobile. Le canon d’un pistolet appuya sur la tempe de David. D’un seul coup, ses yeux redevinrent normaux et sa peau reprit sa couleur naturelle. De l’autre coté du pistolet se trouvait le survivant.

_ Lachez cet envoyé de Lambdaparc, monsieur Imperator.

  David resta immobile, arborant un air perplexe.

_ Survivant ? Qu’est-ce que j’étais en train de faire ?

_ Je ne sais pas monsieur Imperator, mais je vous demande de le lâcher.

_ Ah !... Oui, bien sûr !

  David posa le talkie-talkie doucement sur le sol du navire

_ D’où venaient ces taches noires et la couleur de vos yeux, monsieur le space freak ? demanda le robot

_ C’est une longue histoire… J’étais vraiment en rogne… Mais ça ne change roien au fait que vous nous avez séparé, dites moi, petit tas de boulon.

_ Nous n’avons pas le temps de négocier. Il faut que vous vous rendiez au plus vite à destination. Pouvez vous me dire où je peux entrer les coordonnées de notre destination ?

_ C’est par là. Survivant, tu peux le monter au niveau du clavier ?

_ Merci. Notre voyage devrait prendre un mois à la vitesse actuelle.

_ Il prendra une heure si tu me laisse piloter, dit David en retirant le haut de son uniforme.

_ Sauf votre respect, monsieur Imperator, je n’ai pas compris encore comment un homme comme vous peut piloter une engin qui va à une telle vitesse. Les réflexes d’un homme, même performant, ne sont pas suffisants…

_ On ne t’a pas briefé sur les space freaks, toi ? Dit David qui attachait ses poignets aux chaînes de commande.

_ Les autorités compétentes de Lambdaparc n’ont pas jugé ces informations pertinentes.

_ Alors sache que je ne suis pas un homme ordinaire. Légalement, dans mon univers, je ne suis pas un homme tout court. Je dois faire partie de la quatrième ou cinquième génération de clones de volontaires qui ont expérimenté et résisté à une drogue qui accélérait leur métabolisme à des vitesses élevées, et même très élevées. Je suis donc capable de multiplier ma vitesse, et par là, modifier ma perception du temps pour pouvoir piloter un vaisseau qui file assez vite pour rattraper la lumière.

_ Vous êtes… un homme modifié ?

_ Plus exactement, un clone à l’adn modifié. Etant donné que pour les principaux gouvernements humains, les clones ne sont que du matériel, toutes les manipulations génétiques ont été autorisées sur nous. Alors, on peut nous considérer comme des monstres.

_ Vous n’êtes pas libre ?

_ Je suis la propriété de la compagnie Transstar, compagnie de voyage liée avec l’armée. Les freaks sont aussi des armes, d’où le talent de mon ami Thomas au combat. Mais, suite aux évènements survenus sur la planète Beldine, nous avons pu nous enfuir avec ce vaisseau, qui appartenait à l’un des plus grand officiers de l’armée.

_ Et maintenant ?

  David se carra dans le siège de pilotage. Des fils descendirent du plafond et s’accrochèrent aux bras et au torse de David. Il tapa sur un bouton du bracelet à son poignet.

_ Que se passe-t-il ? demanda le robot

_ Vous feriez mieux de vous attacher. Je vais m’injecter la drogue et le vaisseau va accélérer d’un coup. Le système de compensation d’accélération devrait encaisser le plus gros, mais ça va secouer quand même.

David appuya sur le bouton. Dose 5. Une partie de la drogue qu’il gardait en réserve dans le conteneur implanté dans son bras droit s’engouffra dans ses veines. Le « griffon » vaisseau militaire terrien se lança à travers l’espace en direction de la planète Lambdaparc.

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14 mars 2009 6 14 /03 /mars /2009 08:00

Début de l'histoire 

[edit] Suite à la lecture de cet article, miss SAD  a, et ce sans ma permission, fait une illustration. Je n'aurai qu'une réponse. Merci miss SAD! Je n'aurais pas rêvé d'un plus beau cadeau. Continuez d'avoir des initiatives aussi géniales. [/edit]



    

   Les freaks le clone et la femme  regardèrent avec attention la petite forme de métal d’où étaient venu les dernières paroles qu’ils avaient entendus. Il s’agissait d’un tube de métal à présent séparé en deux tubes creux. De ces deux tubes sortirent de curieux petits robots. Le premier avait une forme humanoïde, d’un bleu sombre et haut d’une dizaine de centimètres. Le second était quadrupède, rouge métallisé, et la forme pointue de sa tête n’était pas sans rappeler une tête de chat. Quant au troisième, il avait la forme d’une araignée, d’un vert métal sombre.

_ Nous sommes venus ici pour compléter les données qui vous ont été transmises par le clone de notre souverain, dit l’humanoïde.

_ Ah, merci, dit Imperator. Et vous êtes ici pour nous permettre de rejoindre Lambdaparc, je suppose.

_ En partie, continua le chat rouge, d’une voix plus musicale. Les données que nous avons en notre possession et la puissance de calcul des ordinateurs de Lambdaparc ne permettent pas d’arriver à un résultat stable concernant le problème connu sous le nom de « effacement ». Il faudrait qu’une partie de votre groupe puisse aller s’enquérir auprès d’une source d’information fiable…

_ Attendez, attendez, là, intervint Thomas. De quoi qu’ils sont en train de causer, là, ces têtes de conserves ?

_ Y sont en train de jacter, dit l’araignée qui avait une voix masculine, que ces glandus de Lambdatruc sont pas foutus de tirer une idée potable de leur caboche en plastoc, alors ils vous demandent de vous remuer les miches pour aller causer à un type qui sait

  Thomas regarda un instant l’araignée, surpris, puis se tournant vers ses compagnons, il lança, en la désignant :

_ Il me plait bien, celui là

_ Et il s’appellerait comment ce type qui sait ? demanda David.

_ On ne le connaît que sous le nom de code « Celui qui sait », dit l’humanoïde. Il vit sous un plan de réalité différent du votre et de celui de Lambdaparc.

_ C’est cool, dit David. Et comment on y accède, nous, à ces différentes réalités ?

_ Nous sommes ici pour ça. Le voyage inter-dimensionnel fait partie de nos compétences.

_ Bon. Alors, je suppose que nous allons d’abord parler à ce fameux « celui qui sait » en premier, c’est ça ?

_ Partiellement correct, intervint le chat. J’ai dit que nous étions là pour vous faire rejoindre Lambdaparc en partie. Nous allons scinder le groupe en même temps que la réalité. Il a été calculé par les différents ordinateurs que « celui qui sait » serait plus sensible de fournir ses informations à un humain féminin, ce qui vous place en excellente position, mademoiselle Norma Jane. Et comme vous avez besoin d’un pilote, il est recommandé que le nommé Wonderboy vous serve de chauffeur et de garde du corps. Vous avez je crois de hautes qualifications en combat, si mes renseignements sont corrects.

_ Hein ? fit Thomas

_ C’est à toi qu’on s’adresse si il faut rétamer du vilain, lui dit l’araignée.

_ Mais pourquoi vous parlez pas tous les trois comme lui ?

_ Quant à vous, Imperator, vos devoirs vous appellent du coté de Lambdaparc, où je vais vous guider, dit l’humanoïde.

_ Une minute ! Intervint Imperator. Je m’éloigne pas de Norma, il va falloir trouver une autre solution, messieurs, enfin, mes robots… Mais comment je dois vous appeler, moi ?

_ Notre nom de code est « talkie-talkies ». Et notre plan est décidé, nous n’en changeons pas.

_ Et moi je dis qu’on change les plans et que je ne quitte pas Norma.

_ Je suis désolé, monsieur Imperator, mais la chose dépend d’une autorité supérieure, la séparation commence d’ailleurs immédiatement.

L’humanoïde joignit le geste à la parole et leva ses bras. Ses yeux prirent une teinte verte lumineuse. Imperator vit alors Norma, Thomas et les deux robots restant devenir translucide, puis disparaître. Il eut le temps de crier «  NORMA ! » en tendant la main vers son aimée, et d’entendre « DAVID ! » en retour avant de se retrouver avec pour toute compagnie le petit robot humanoïde et le survivant.

Dans une autre réalité, Norma et Thomas virent disparaître David, le survivant et le robot. Ils étaient tous les deux, en compagnie de deux petits robots dans le vaisseau. Le même vaisseau qui parcourait deux réalités différentes, avec deux équipages différents.

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11 mars 2009 3 11 /03 /mars /2009 08:00
Début de l'histoire

David se releva. Il regarda le sol, plus précisément l’objet qui s’était brisé à coté de lui. La chose commençait à bouger. Brusquement, David se tourna vers Thomas. « Thomas, dose 1, tout de suite ! »

La suite de la scène prit environ un centième de seconde, mais une fois que les freaks s’injectent une dose de leur drogue habituelle, le temps s’allonge, s’étire et leur laisse plus de temps à l’action et à la réflexion. Ce fut donc dans une impression que le reste du monde s’était figé autours d’eux que les deux space freaks se retirèrent à l’écart pour parler entre eux. Thomas commença par croiser les bras. Il aurait bien aimé pousser un soupir, mais à cette vitesse, l’air avait une consistance de soupe, peu propice à une expulsion violente.

_ Qu’est-ce qui se passe ? demanda-t-il

_ Toute cette histoire commence très mal. Je sens un piège gros comme une planète.

_ Qu’est-ce qui te fais dire ça ?

_ Ca se voit que tu n’as pas vu mon rêve.

_ Viens en au fait, tu veux ?

_ Pourquoi me demande-t-ils à moi d’être le dirigeant d’une planète dont je ne connais absolument rien ?

_ J’en sais rien, moi. Il aurais fallu le demander à l’autre emplumé pendant qu’il était encore visible. Si tu veux mon avis, à moi non plus, ça n’a pas l’air net. Mais on peut refuser cette offre.

_ On peut… Tu as envie de refuser ?

_ Non, bien sûr. On voit un piège, on s’y précipite !

_ Tout à fait d’accord avec toi, mais il faut au moins qu’on se prépare une porte de sortie chacun. Quelle sera la tienne ?

_ En dernier recours, je peux appeler mon père. Et toi ?

_ Quitte à jouer un jeu dangereux… je pense que je vais m’en remettre à « qui tu sais »

_ Tu veux parler de… la forme noire ?

_ Oui. D’après ce que j’ai vu, il fait partie du piège, mais il est aussi manipulé que moi.

_ Okay… arrêt de la dose.

  L’arrêt de l’effet de la drogue provoquait une impression d’émerger. Le monde se remit à bouger dans le vaisseau. Pour Norma et le survivant, ce fut comme si David et Thomas s’étaient téléportés instantanément d’un coin à l’autre de la pièce. Norma eut un sursaut et le survivant arbora un air de totale incompréhension.

_ Bon sang, David ! dit Norma. Ne refais plus un truc pareil !

_ Désolé, mon cœur, je n’ai pas eu le temps de te prévenir. Bon. Il semblerait que je sois attendu. Est-ce que quelqu’un se rappelle comment on fait pour aller à Lambdaparc ?

  Une petite voix se fit entendre. Elle émergeait de l’objet au sol.

_ Je pense que vous allez avoir besoin de notre aide, monsieur Imperator…

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7 mars 2009 6 07 /03 /mars /2009 08:00
début de l'histoire

Le cri déchira l‘air. Terrifiant et solitaire il se propagea dans toute la salle de pilotage. Norma, la tête d’Imperator sur ses genoux, regardait avec impuissance le sommeil agité de son amant. Le hurlement lui déchirait les oreilles, mais elle restait malgré tout au côté de lui.

  David,  réveille toi, quoiqu’il ait fait, cet ange maudit, c’est fini, dit Thomas en le secouant par les épaules.

—Je sais que ta souffrance doit être terrible, mais reviens parmi nous, bon sang! Tout en prononçant ces paroles Thomas envoya une violente gifle à David.

Un peu interloqué par une telle action Norma  lui lança un regard noir 

—Ne recommence pas dit elle sur un ton glacé.

—Pourquoi, c’est toi qui va m‘en empêcher ? Répondit Thomas sur un air de défi.

—N’essaye même pas.

—Qu’il n’essaye pas quoi ? Demanda Imperator sorti depuis peu de sa profonde léthargie.

Il explorait son corps, surtout son ventre avec ses mains. Il continua durant plusieurs secondes puis il allongea son cou, dévissa sa tête vers la dernière position du passager clandestin.

Il vit à sa place que la combinaison en tas sur le sol avec en équilibre par-dessus le casque.

 —Ou est-il, vous l’avez laissé filer?

— Non je ne pense pas dit le survivant, regardez il est là au-dessus de nous.

 Tout le monde regarda dans la direction où pointait son index.

Le clone se maintenait en l’air grâce aux battements de ses ailes argentées.

Quand il vit que toute la petite assemblée le regardait, il s’exprima d’une voix claire et assurée.

—Je réitère mes excuses, Oh, Impérator, malheureusement c’était le seul moyen d’avoir votre attention et d’être sûr de votre identité.

 

—Voilà, si les robotstechs ont calculé juste, vous devriez assister à ce qui m’amène ici. Je voudrais avant, vous donner quelques détails. Depuis le départ de Lambda_Prime au côté de l’armée des robots et des clones pour vous aider à combattre forme noire, plus personne n’a d’autorité sur notre monde pour gouverner.

Nous n’avons toujours pas de nouvelle de Magifer depuis sa quête du Roi des Clones.

Le convoi ramenant le roboscrib pour son procès, avec dans ces rangs plusieurs dignitaires qui auraient pu prendre la direction de nos affaires, est lui aussi porté disparu.

Enfin tout cela pour vous expliquer qu’après de longues réunions et de discussions houleuses, la caste des robots de Lambda_parc vous demande d’accepter pour quelques temps la direction de notre monde.

Cela ne sera pas une partie de plaisir, mais nous vous savons à la hauteur de ce défi. Et votre première mesure sera de résoudre ceci….

 

Tout en finissant de parler le représentant de Lambda_parc descendit lentement  vers eux.

Un franc sourire illuminait son visage glabre.

Chacun pu voir, à chaque battement puissants de ses ailes, le contour du clone s’atténuer peu à peu. Et c’est ainsi  que par petite touche successive ses jambes, ventre et torse disparurent aux yeux de tous.

Puis dans un léger chuintement, la tête, les ailes et les bras firent de mêmes.

Mu par un dernier réflexe la main gauche lâcha, avant son effacement total, un objet qui alla s’écraser tout prés du corps allongé d’Imperator.

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6 mars 2009 5 06 /03 /mars /2009 08:00
début de l'histoire

Le bruit métallique de l’aération au-dessus de moi, guide mon réveil. Il revient en une boucle fort désagréable à mes oreilles. Ce son est si étrange. Je remue ma tête, le dossier où je suis installé accompagne agréablement mes mouvements. Je laisse l’air mélangé d’oxygène venir caresser mon visage. Le cliquetis lancinant pousse mon cerveau à sortir de l’obscurité profonde où il se trouve.

De plus, paroles et rires prennent forme à mes côtés. Des verres s’entrechoquent, des plaisanteries sont échangées joyeusement, des odeurs de cuisine titillent mon odorat et je sens que dans ma main une autre main avec de longs doigts chauds et doux me caresse doucement.

J’ose enfin ouvrir mes yeux.

Et ce que je vois me rassure.

Wonderboy en face de moi, un verre à la main, commence à chanter d’une voix forte, mais fausse ce qui fait beaucoup rire le survivant. J’ai du mal à reconnaître Thomas, rasé de près. Il arbore une chemise Hawaïenne des plus kitch cela le change de ces habituels tenues noires de pilote.

Nous sommes assis autour d’une table ronde maintenue au sol par un large pied en bois. J’ai du mal à me situer, la salle où se passe cette petite fête doit être le coin cuisine de notre vaisseau, enfin… Je crois ?

Un léger déplacement d’air sur ma gauche me donne à penser que le clone ailé vient s’installer près de moi. D’un mouvement aérien il efface avec son corps le morceau de banquette rouge me séparant du survivant et me lance d’une voie suave :

— Enfin réveillé Imperator, prenez un verre que nous trinquions à l’effacement total.

Je ne suis pas sûr d’avoir bien compris ses paroles, mais j’attrape quand même le verre qu’il me présente. Je vais pour lui répondre quand une main douce, mais ferme se pose sur mon visage.

Par une légère poussée elle me fait tourner la tête vers la droite. S’ensuit une forte pression sur mes lèvres. Je reconnais tout de suite dans ce baiser la fougue et l’ardeur de Norma.

Au bout de plusieurs minutes d’osmose parfaite, nous revenons parmi nos amis.

Norma contente d’elle me souffle tout bas :

—David n’essaye plus de te soustraire à mon amour par de nouveaux subterfuges.

Las de ne pas comprendre la signification des différents propos, je me plonge avec plaisir dans la dégustation de l’assiette tout juste déposée devant moi.

Excellent, merveilleux, captivant, délicieux, voilà ce que je peux dire des mets ainsi proposés. Je dévore sans aucune retenue mon plat, plus personne ne parle nous sommes tous  absorbé par nos sens.

L’estomac rempli, je me laisse aller dans le fond de la banquette. Un à un mes amis font pareils, nous sommes là à nous regarder et à apprécier ce moment de bonheur.

Je tourne la tête vers ma douce amie pour voir si elle partage ce moment de plénitude extrême, mais je vois sur son visage devenu blafard un vilain rictus.

Je suis ses yeux et je comprends sa stupeur. Mes bras sont pris d’un tremblement anormal. Pendant un instant ils sont les seuls, mais le reste de mon corps se met aussi à développer cette étrange affection.

Plus je regarde et plus le mouvement accélère.

Je tente alors de me lever, mais cela ne fait qu’augmenter le mal. Ce qui a pour effet de me faire basculer en avant sur la table.

Mon visage n’apprécie pas la rencontre rapide avec le large plateau en verre poli.

Le cri désespéré de Norma sert d’électrochoc au reste de la communauté.  J’entends Thomas donner des ordres, j’aimerais bien qu’il se dépêche, les douleurs commencent à apparaître

—Allez, ne le laissez pas comme cela, retournez le, aboie Wonderboy d’une voix que je lui reconnais pas, une voix pleine d’inquiétude et de stress.

—Vous deux les clones attrapez ses bras et maintenez le fermement. Toi Norma essaye de lui prendre la tête au creux de tes mains et parle lui, bon sang, rassure-le. Quant à moi, je vais essayer de lui bloquer les jambes.

 

N’est-ce pas drôle la vie, désespérément ironique, moi le Space freak, l’Imperator de la vitesse lumière, le pourfendeur de l’espace intersidéral, le conquérant des sombres sauts.

Je me trouve là sur cette table à me battre contre un mouvement venant de l’intérieur de mon corps.

La douleur commence à devenir insupportable et lorsque je regarde le visage de mes camarades et amante pour chercher un peu de réconfort, je ne trouve que crispation et inquiétude.

Malgré tout cela quelque chose tente de se rappeler à mon bon souvenir Oui je le perçois de nouveau, le cliquetis étrange. Malgré la situation je le recherche et je commence à l’entendre plus précisément.

Je le tiens il est là tout près de nous.

Je vois que ce n’est pas un simple bruit, c’est vivant.

J’essaye d’avertir mes amis, mais je ne peux pas.

Ils sont là à m’aider sans savoir ce qui se passe au-dessus d‘eux.

Maintenant je perçois aussi son aura et je n’aime pas cela du tout, car le mal vient d’apparaître dans cette salle.

D’un ton dur et menaçant, une voix terrible résonna parmi nous.

—C’est cela tenez le bien, le Space Freak, l’Imperator va recevoir son ultime châtiment.

Au moment où tout le monde autour de moi lève la tête pour comprendre, ils voient en un éclair, une forme noire plonger dans un cri rauque vers le centre de mon corps.

Je pensais connaitre la souffrance, mais quand l’être noire perfora mon ventre en une gerbe de tripes et de sangs, même les tremblements de mon corps ne purent pas empêcher les hurlements de sortir du plus profond de ma gorge.

 

L’intrusion finale du maudit en moi, me renvoya dans le néant avec pour accompagnement, les sanglots de Norma, les cris de désespoir de Thomas et les regards désolés des clones. 

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5 mars 2009 4 05 /03 /mars /2009 08:00
Et voici la suite des aventures de Space Freak au pays de lambda-prime (le début se trouve ici)

Le clone resta sans réaction, il n’avait pas l’air d’avoir entendu les paroles prononcées à son encontre.

Impérator s’agenouilla à ses cotés et approchant son visage du casque parla plus fort:

—Je pense reconnaître en vous le maître de Lambda Parc. Est-ce que je fais erreur?

 

Le clone tourna doucement la tête vers lui. L’espace ouvert de la visière parut à Impérator, le clone releva le menton. Le space  freak put ainsi admirer les yeux couleurs ambrés de son nouveau passager.

Wonderboy venait de se débarrasser des fils conducteur et arrêter ainsi la progression de l’astronef dans l’espace, il lui faudrait un petit moment pour sortir de la torpeur électrique provenant de la drogue de sauts.

Norma regardait son amant au côté de cette créature et elle n’aimait pas beaucoup ce qui se passait. Le survivant, quant à lui, était hypnotisé par les ailes déployées sous ses yeux. En effet depuis un petit moment, il admirait les plumes finement ciselées passant du blanc à l’argentée et vice-versa en quelques secondes.   

—Imperator excusez moi par avance pour le traitement que je vais vous infliger, mais je dois savoir.

Tout en finissant sa phrase le clone ailée saisit le poignet gauche du space freak avec sa main. Imperator se mit immédiatement à trembler. Norma poussa un cri, sortant de sa léthargie le second clone de la pièce.

Wonderboy rejoignait le groupe.

Tout en se rapprochant il vit les deux corps à terre. Son cerveau encore sous les effets de la drogue enregistra les derniers soubresauts de son ami. Il se porta à son secours.

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18 février 2009 3 18 /02 /février /2009 08:00

Le clone courait dans les couloirs sombres du cargo. Il venait d’en gravir plusieurs niveaux d’affilées. Malgré  une encombrante combinaison de survie, dont les robotstech lui avaient enfilé avec précipitation avant son départ, il tentait de réussir sa mission.

            Il sentait ces forces décliner, la cause en était le débit d’oxygène insuffisant que lui prodiguait son vieux casque et la pression exercée sur son corps par l’accélération brusque des sauts. Plus habitué à se promener et à flâner dans les rues de sa ville natal, il avait beaucoup de mal à se déplacer dans les coursives exigus du vaisseau stellaire. Plusieurs fois, il s’était pris les pieds dans des objets maintenus au sol et malgré plusieurs chutes, il se relevait en serrant les dents, le message à délivrer était plus important que ses souffrances.

            Quelques minutes plus tard, il atteignait enfin l’escalier menant au dernier niveau, celui des cabines et de la salle de pilotage.

 

            Arrivé sur le dernier palier, une secousse plus forte que les autres le projeta sur la paroi. Sa combinaison encaissa la plus grande partie du choc mais son visage alla frapper violemment le verre de son casque. Etourdi par le coup et avec un goût de sang dans la bouche, il effectua les derniers mètres légèrement sonné.

Un sas stoppa ses pas. Les mots « Salle de pilotage » étaient gravés sur celui-ci.

Sans un geste de sa part la salle s’offrit à sa vue. La porte venait de s’escamoter dans le sol en un sifflement sec. Seul le milieu de la pièce était éclairé, tout le reste était plongé dans le noir.

Le clone trop fatigué par les efforts fournis au cours de ces dernières heures ce concentra exclusivement sur l’estrade centrale.

Ses yeux n’arrivaient pas à se détacher des fils qui descendaient en cascade. Ils étaient reliés à un homme assis sur un fauteuil en cuir. Il fit rapidement quelques pas dans sa direction, puis se baissa vers le sol en une posture maintes et maintes fois répétés avec les robotscribes. Malheureusement pour lui dans sa précipitation, le clone avait oublié le lourd habit qu’il portait et se retrouva une fois de plus allongé sur le sol en métal. Se reprenant aussitôt, il s’agenouilla et d’une main tremblante ouvrit sa visière tandis que l’autre main actionna un levier derrière son cou.

Une grande partie du caoutchouc recouvrant son dos disparu pour faire place à deux appendices pliés et recourbés formés de plumes.

Au moment où les deux ailes argentées se déployèrent au-dessus de la tête du clone, il cria plus par peur que pour ce faire réellement comprendre:

 

— Nous plions un genou et nous regardons vers le sol avec les mains retournées vers toi. Nous te rendons grâce, Oh, Imperator.

 

Tout en finissant de parler le clone déplia ses bras en croix et retourna les paumes de ses mains vers le plafond. Ainsi positionné, il espérait une réaction rapide du maître des lieux, il n‘aimait pas exposer ces ailes dans un endroit inconnu.

Pour toute réponse à ces propos, il entendit une sirène d’alarme se déclencher.

 Venant d’un des coins de la salle une voix s’éleva:

— Arrête cela, Thomas, nous sommes là depuis le début, nous avons tout vu. Je connais cette personne.

 

Sortant de l’ombre Imperator, Norma Jane et le survivant s’avançaient à l’unisson pour venir former un demi-cercle autour du clone incliné.

Avec une légère émotion dans la voix Imperator s‘adressa au clone:

—Est-ce bien vous, Lambda Prime?

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