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29 septembre 2010 3 29 /09 /septembre /2010 08:00

                De nouveau la fournaise. C’est là que tout s’arrête, enfin je crois.

 Mon vaisseau git à coté de moi, en flamme. J’ai pu m’éjecter de justesse, juste après Brilla. Je suis allongé, impuissant. Mes blessures sont graves, je respire avec peine. Mon visage me brule, et dans ce tumulte, la première personne à laquelle je pense est Serena. Un transport de troupes s’est posé près du lieu de mon crash. Des troupes commando en sortent, cuirassés, l’arme à l’épaule. Ils m’encerclent. Un des soldats s’approche, son arme est pointée sur moi. Je ne vois pas son visage, juste la visière de son casque rouge.

_ Qui êtes vous ? Que faites vous ici ? demande-t-il.

Je reste silencieux. Je ne veux pas qu’il trouve Brilla.

_ Aucune réponse de l’éclaireur, monsieur, continue le soldat, parlant à sa radio. Oui, je fais un scan.

  Tout en pointant son fusil vers moi, il tend vers moi son poing. Un fin pinceau de lumière émane de son poignet. Le pinceau me passe sur le corps.

_ Scan terminé. L’éclaireur est grièvement blessé, intransportable… Non, son vaisseau n’est pas récupérable… Non, nous avons fait un thermoscan, et il n’y avait personne d’autre. Bien, nous partons. 

J’entends plus que je ne vois les soldats partir. Malgré la douleur, j’ai un sourire de satisfaction. Ils n’ont pas vu Brilla. Les gardiennes ont une température corporelle trop froide pour être repérées avec un simple thermoscan.

Je regarde le paysage autours de moi. Je suis sur une planète forestière. Mon vaisseau en flamme risque de mettre le feu à toute la forêt. Pourquoi faut il que nous détruisions tout ce que nous touchons ? Méritons nous vraiment tout ce que font les gardiennes ? Serena… Pourquoi t’ont-ils sacrifiée ?

  Les flammes se mettent à décroitre, jusqu’à s’éteindre. Une sorte de pellicule de givre recouvre la partie blessée du paysage. Je me rend compte que ce n’est pas du givre, mais du cristal. J’entends des pas feutrés qui se dirigent vers moi. Brilla est là, penchée sur moi.

_ J’ai entendu ta question, mon ami. Et la réponse est : oui il est des gens parmi les hommes qui méritent les efforts que nous faisons, et tu es l’un d’eux.

Sa main caresse la moitié brulée de mon visage, et je ressens une délicieuse fraicheur qui arrête la douleur. Il en va de même pour le reste de mon corps. Brilla me regarde, elle sourit gentiment.

_ Je suis désolé, lui dis-je. Mais ton voyage devra continuer sans moi.

_ Mon voyage a commencé avec toi,me répond elle. Et il se terminera avec toi.

Je la vois alors se relever. Autours de nous, des colonnes de cristal s’élèvent, puis des murs. Au sommet des colonne, le cristal jaillit comme un filet d’eau, pour ensuite former un toit Je sens le cristal qui commence à me recouvrir. Il est comme frais et tiède à la fois. La douleur a disparu, je me sens fatigué, je m’endors, alors qu’un temple se construit autours de moi.

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27 septembre 2010 1 27 /09 /septembre /2010 08:00

Je me réveillai le lendemain pour trouver sur la table un autre plateau garni. Je me levai et enfilai de nouveau ma combinaison. Je ne tenais pas à abuser de l’hospitalité.

Lorsque je me retrouvais dans le grand hall d’entrée. Un rassemblement de gardiennes m’attendait. A leur tête, se trouvait Khéra.

_ Vous avez décidé de partir, me dit elle.

_ En effet.  J’ai fait ce pourquoi  je suis venu.

_ Brilla souhaite vous demander un service

  Brilla s’avança devant moi.

_ Je souhaite partir avec vous.

La surprise me figea

_ Pourquoi ?

_ Depuis la destruction de mon temple, il me faut trouver une nouvelle chose à garder. Avec votre aide, nous pourrions la trouver.

_ Mais pourquoi moi ? Je suis un déserteur dans un camp et un ennemi dans l’autre. Je risque de me faire canarder dans toute la galaxie. Il n’y a pas plus dangereux compagnon que moi pour ce genre de quête.

_ Il n’en est pas de meilleur, au contraire.

  Je regardai la foule de gardienne en face de moi. J’ai baissé les yeux.

_ Mes filles, dit Khéra, retournez à vos occupations, notre invité se sent mal et il a besoin d’espace

  Je me retrouvai seul face à Khéra et Brilla, penaud, honteux.

_ Je suis désolé, dis-je. Je ne suis pas à la hauteur de cette tâche.

_ Vous l’êtes, me dit brilla. Vous avez seulement peur de vous en rendre compte

_ Mais ce sont des gens comme moi qui ont détruit votre temple, et ce qu’il contenait.

_ C’est vous qui m’avez sauvé. Et vous n’avez pas sauvé que moi.

Des plis de sa robe, Brilla sortit un cube de cristal transparent, au centre duquel était incrusté une magnifique fleur. Je la regardais le cœur battant

_ vous avez pu la sauver ? dis-je

_ Vous avez pu la sauver. Me répondit Brilla, en remettant la fleur à Khéra.

Une heure plus tard, Brilla embarquait dans mon vaisseau.  

Je me sentais à la fois enthousiaste et inquiet. Comme un explorateur en quête de beauté, mais sans rien savoir de ce qui m’attendait

Après avoir entré les coordonnées de vols, je rejoignais Brilla dans la cabine. Elle me tendit un petit bloc de cristal sur lequel elle avait sculpté le visage de Serena. L’avantage d’avoir une interlocutrice télépathe, c’est qu’on sait qu’elle ressent la gratitude qu’on a pour elle.

Nous étions partis pour un voyage à la recherche de la beauté.

Je ne savais cependant pas qu’il allait s’arrêter si vite…

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25 septembre 2010 6 25 /09 /septembre /2010 08:00

Il s’agissait de barque, sans moteur ni rame. Les gardiennes, toutes aussi grandes et belles, et toutes vêtues de robes noires, accueillirent leur sœur retrouvée. Sans m’adresser un mots, elles m’invitèrent à prendre place dans une barque. Le voyage vers la cathédrale se fit en silence.

D’immenses portes noires se fermèrent derrière moi lorsque j’eu passé le seuil. Tout ce lieu était fait d’un cristal noir. Régulièrement, sur les murs, des candélabres soutenaient un cristal blanc rayonnant d’une lumière blanche aux reflets verts. La construction avait plusieurs étages. Je suis resté à admirer l’architecture quelques instants jusqu’à ce qu’une des gardienne pose sa main sur mon épaule pour m’inciter à la suivre.

Je me suis retrouvé dans une chambre sobrement meublée. Un lit et deux chaises. Le capteur situé sur mon poignet m’indiqua que l’atmosphère était respirable et que la température était correcte. Je pus donc retirer mon casque. J’étais assis lorsque des coups se firent entendre à la porte. Je répondis et la porte s’ouvrit.

  Une petite femme, de noire vêtue, telle les gardiennes, entra dans la chambre. Elle s’appuyait de sa main gauche sur une canne de cristal noire. Elle tenait dans son autre main un plateau garni. Elle était visiblement âgée, et visiblement sage.

_ J’ai pensé que vous pourriez apprécier une petite collation après votre long voyage. Me dit elle en souriant.

Son sourire avait quelque chose de rassurant .

_ Je vous remercie. Laissez moi prendre ce plateau. Dis-je

_ Merci jeune homme. Je vois qu’on a omis de vous préparer un endroit où le poser.

Elle tendit la main vers le sol de la pièce. Une partie de mit à onduler comme un liquide, et une colonne de cristal s’en éleva jusqu’à la hauteur de ma taille. Le sommet de cette colonne s’évasa, s’aplanit et plus rien ne bougea. Il y avait une table désormais dans la chambre. La dame m’invita à y poser le plateau.  Nous nous sommes assis chacun sur une chaise.

_ Je m’appelle Khéra, me dit elle. Je suis la doyenne et la formatrice des gardiennes. Sachez que nous vos sommes reconnaissantes d nous avoir ramené Brilla.

_ Elle s’appelle donc brilla ? C’est un joli nom. Je n’ai que peu de mérite en vérité.

_ Je me trompe où notre gratitude vous dérange ? me demanda-t-elle

Je la regardai, mais son visage ne reflétait aucune malice.

_ Je faisais partie de ceux qui ont détruit son temple, et ce qu’il protégeait, dis-je. C’est pour cela que je ne pense pas mériter ces remerciements. J’essaie juste de réparer ce que j’ai fait.

_ Brilla m’a raconté. Vous vous êtes mis en fâcheuse posture pour elle. Pourquoi avez-vous fait tout  cela ?

_ Parce que je n’avais plus rien à perdre.

  Khéra me regardait. Son regard était compatissant. Elle se leva.

_ Mangez, mon ami, puis reposez vous, dit elle. Vous pouvez rester aussi longtemps que vous le souhaitez.

Elle sortit. Je suis resté quelques instant assis sans bouger avant de me lever à mon tour pour retirer le reste de ma combinaison.

Le repas était frugal mais il me suffit. Après avoir mangé, je regardait l’étendue d’eau par la fenêtre de ma chambre. Le soleil avait disparu à l’horizon. La mer était bleue et lumineuse dans la nuit. Sous le ciel étoilé, le spectacle était magnifique.

Je me couchais, m’endormis bientôt  et rêvais de Serena.

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23 septembre 2010 4 23 /09 /septembre /2010 08:00

Comment vous expliquer ce qu’est l’anneau d’Ellrud ? Les premiers mots qui me viennent à l’esprit sont « magnifique aberration ». Il s’agit d’un défi aux lois de la physique.  Imaginez une planète, telle saturne, dont l’anneau serait fait d’eau. Je ne vous parle pas de cristaux de glace, mais d’un véritable océan liquide gravitant autour d’une planète. C’est sur cet océan que flotte la cathédrale noire, la maison des gardiennes.

Mon vaisseau étant adapté à l’environnement marin, je n’ai eu aucun mal à amerrir sur l’anneau. Nous sommes sortis par l’écoutille du toit, moi en combinaison spatiale, la gardienne sans rien de plus que sa robe. J’avais froid pour elle, mais elle semblait à son aise dans cet environnement pourtant glacé. Il y a bien une atmosphère sur l’anneau, mais la température y est glaciale. Pourquoi l’eau ne gèle-t-elle pas ? Encore une énigme de ce lieu. Je vis à l’horizon les hautes tours de la cathédrale noire. Et de celle-ci sortit une embarcation qui se rapprocha rapidement. La gardienne s’était annoncée à ses sœurs. Alors que nous attendions l’arrivée des bateaux, je lui demandai :

_ Dites moi. Que gardiez vous dans votre temple ?

Elle tourna son visage vers moi. Elle était décidément très belle.

_ Une fleur, dit elle.

_ Une fleur ?

_ La dernière de son espèce sur cette planète.

_ Et qu’avait elle de particulier cette fleur ?

_ Elle était très jolie.

_ C’est tout ?

_ C’était suffisant.

_ Quel est votre rôle, à vous les gardiennes ?

_ Nous sommes là pour garder la beauté.

   Je restai interdit un moment en face d’elle.

_ vous pensiez à autre chose ? des minéraux précieux ? Une source d’énergie ? Une arme destructrice ? Ca trouverait plus de valeur à vos yeux ?

_ … Je ne sais pas. Je pense que ça me choquerait moins.

_ Notre rôle est de préserver ce qui donne sa valeur à la vie.  Posez vous cette question : Pourquoi est-ce que vous continuez à vivre ? Si vous trouvez une réponse, alors sachez que nous sommes là pour que cette réponse continue d’exister.

  Je n’’ai pas eu à répondre. Les bateaux étaient arrivés.

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21 septembre 2010 2 21 /09 /septembre /2010 08:00

On m’avait dit beaucoup de choses sur les gardiennes. Il s’agirait de sorcières, elles peuvent manipuler le cristal, elles seraient dangereuses, que la seule manière de traiter avec elles serait par les armes. Bref, on me déconseillait formellement de faire ce que j’étais en train de faire, à savoir, attendre désarmé à coté d’une d’entre elles en train de se réveiller. Elle était belle, grande. Son teint pâle contrastait avec ses vêtements noirs et couvrants. Elle était vêtu d’une ample robe noire dans les replis de laquelle elle pouvait cacher ses membres et pourvue d’une capuche. Elle s’assit lentement, gracieusement.

_ Bonjour. Dis-je

  Elle regarda autours d’elle.

_ Je suis dans un vaisseau, dit elle.

_ Vous êtes dans mon vaisseau, madame. Mais je tiens à vous dire que vous n’êtes pas ma prisonnière.

  Elle me regarda, en souriant discrètement.

_ Je le sais. Je peux lire en vous.

_ Alors, ce qu’on dit de vous est vrai ? Vous pouvez lire les pensées ?

Je me sentais de plus en plus nerveux.

_ Oui… Vous étiez avec ceux qui ont détruit le temple. Et c’est le remord qui vous a poussé à me sauver.

_ oui. Entre autre. Disons que, si j’ai pris cette décision, c’est parce que je n’ai plus rien à perdre.

_ Je vois très nettement un visage dans votre esprit. Je vous fais penser à quelqu’un ?

_ Serena, dis-je.

_ Qui est elle ?

_ C’était mon supérieur direct. Nous étions toujours ensemble en mission… C’était ma femme.

_ Que lui est il arrivé ?

_ Une mission suicide. On lui a fait comprendre que c’était elle ou moi. Je n’ai pas été consulté dans cette affaire… Je souhaite vous aider. Nous faisons route, enfin j’espère, vers l’anneau d’Ellrud. Je vous ramène chez vous.

Elle se mit debout. Elle était très grande. Je restais assis devant elle, sans défense. Elle me sourit à nouveau

_ Je vous suis reconnaissante pour ce que vous faites, dit elle. Je vais vous indiquer le chemin vers l’anneau.

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19 septembre 2010 7 19 /09 /septembre /2010 08:00

_ Ordinateur, donne moi mes options s’il te plait

_ Veuillez indiquer votre situation.

_ J’ai reçu l’ordre de sécuriser la zone de combat après le passage des bombardiers. J’ai illégalement recueilli une civile à bord du vaisseau, et je suis reparti sans me présenter à ma hiérarchie.

_ Votre première option, monsieur, serait de vous rendre sans plus tarder au vaisseau de contrôle, et de présenter la civile comme une prisonnière qu’il serait utile d’interroger. Au pire, vous écoperez d’un blâme.

_ Et que se passe- t-il si je décide d’en faire autrement, de ne pas me présenter et de partir en dehors de la zone de ma compagnie ?

_ Ceci fait de vous automatiquement un déserteur, monsieur.

_ Et quelle est ta programmation dans ce cas ?

_ Dans le cas ordinaire, je devrais vous mettre aux arrêts, vous priver du contrôle du vaisseau, et signaler votre position au vaisseau amiral. Mais je n’en ferai rien monsieur.

_ Pourquoi donc, ordinateur ?

_ Parce que ma programmation a été modifiée, monsieur

_ Par qui ?

_ Par le lieutenant Serena, monsieur.

  Je reste interloqué un instant. Une larme roule sur ma joue

_ Quelles sont les informations que tu as sur l’anneau d’Ellrud ?

_ Je possède quelques informations fragmentaire.

_ Trouve moi sa position la plus probable et emmène nous là-bas.

Le vaisseau se met en route. Les étoiles se mettent à défiler autours de nous.

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17 septembre 2010 5 17 /09 /septembre /2010 08:00

Je fais une pause avec le monde moins ordinaire, pour fournir une petite histoire que j'improvise au fur et à mesure

néanmoins, Spot et consort reviendrons bientôt pour "le syndicat des zombies"

 

La gardienne

 

La fournaise. Ca a commencé par ça. Un magnifique temple de cristal au milieu du désert, lieu de beauté et de calme, qui s’était transformé en un brasier. Des magnifiques tours, de cette architecture délicate, il ne restait que des débris enflammés. Et sur le seuil, projetée en dehors par la violence de l’explosion, la gardienne était allongée, inconsciente.

Dès que j’ai vu son visage, le souvenir de Serena m’est revenu en mémoire. Sans réfléchir à mon acte, je l’ai prise dans mes bras, et je l’ai emmenée dans mon vaisseau.

L’ordinateur médical a rapidement fait un scan de ma passagère. Les gardiennes sont différentes des humains, et j’ai préféré la laisser se reposer sur ma couchette, plutôt que de mal la soigner. Son visage endormi, pâle, presque livide, me rappelait toujours Serena. L’ordinateur me rendit un rapport optimiste. Son état allait en s’améliorant. Les gardiennes ont une cicatrisation rapide. Je suis sorti de la cabine, me suis retrouvé dans le poste de pilotage, et j’ai enfin commencé à réfléchir à ce que j’avais fait.

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26 juin 2010 6 26 /06 /juin /2010 08:00

Tom tombe dans les escaliers. Une pulsation l’a fait trébucher. Jamais elles n’avaient été aussi fortes. Que se passe-t-il, bon sang ?

_ Papa !!!

Tom se relève en boitant, mais il s’en moque, Stéphane n’est pas rentré, sans doute tétanisé par ce qu’il a vu. Tom se précipite au dehors. La nuée qu’il avait vue se révèle constituée d’insectes gros comme autant de poings. Il attrape son fils et cours vers sa maison. Sarah, à la fenêtre, a un regard affolé.

_ SARAH ! Descend, met en route la voiture ! VITE !

  La femme de Tom se ressaisit et bouge. Tom court à perdre haleine. Le bourdonnement de la nuée s’amplifie, les monstres s’approchent à une vitesse stupéfiante. Tom ne se retourne pas, il n’a pas le temps. Il faut faire le tour de la maison pour ensuite arriver au garage. Il est presque devant la porte quand il se rend compte qu’il n’aura pas le temps de l’ouvrir, les bêtes sont presque sur lui. La voiture jaillit du garage en défonçant la porte. Sarah est  au volant. Tom se précipite sur la voiture, ouvre la portière et jette Stéphane sur le siège arrière avant de sauter à son tour. « AAAh ! » Une douleur atroce le transperce dans le dos. Une de ces bestioles vient de le piquer. Il l’arrache de son dos, et la rejette en arrière avant de refermer la porte. La voiture fonce, ils s’éloignent  de la nuée.

 

_... Allo, allo, prof ? Vous me recevez ?

_... Oui, Tom, je vous entends. Où êtes vous ?

_ Je suis en direction de l’astroport. Ma femme et mon fils sont avec moi. Je vous appelle de la radio de ma voiture. Bon sang, Prof, si vous pouviez voir ça !

_ Je sais, Tom, je le vois.

_ Qu’est-ce qui se passe ? Une nuée… d’insectes monstrueux. On dirait qu’ils ont tout ravagé. L’un d’entre eux m’a piqué, et autours de la plaie, ma peau noircit. Je ne sens presque plus mes jambes.

_ Les nuées ne sont qu’un symptôme, ce ne sont pas elles qui ont fait tout ça. La végétation brûlée, les animaux morts…

_ De quoi parlez vous, prof, qui a fait ça ?

_ C’est nous, Tom, sans le vouloir, nous avons déclenché tout ça.

_ Comment ? Nous avons tout fait pour respecter cette planète !

_ Les pulsations, Tom, je n’y ai pas accordé assez d’importance… Cette planète n’est pas un rocher, c’est un être vivant ! Et tout ce que vous voyez, cette désolation, ce sont les symptômes d’une violente réaction allergique. Cette planète est allergique à nous, aux humains !

_... Ce n’est pas juste, prof.

_ Non, mais c’est comme ça. Nous vous avons repéré, un vaisseau viendra à votre rencontre d’ici quelques minutes. Je pense que nous vous guérirons si nous nous y prenons à temps. Quant à cette planète, la seule manière de la soigner est de partir, tous.

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24 juin 2010 4 24 /06 /juin /2010 08:00

Ca faisait longtemps, n'est-ce pas ? Pourquoi ce silence si longtemps ? Il y a bien une explication mais elle est banale, et barbante. Place à un poeu de SF, plutôt. (Oui, le monde moins ordinaire n'est pas encore de retour, mais j'y travaille..)

 

Rash

 

 _ Papa, papa !

Quelque chose ne va pas. Tom l’a su avant même d’entendre les cris de son fils, avant même d’ouvrir les yeux. Il se relève d’un coup.

_ Papa ! Papa !

La lumière qui filtre des volets est jaune orangée, une lumière de fin d’après midi mais plus intense, alors que c’est le matin.

_ Papa !

  Stéphane crie depuis le jardin.

  Sans même prendre le temps de se mettre quelque chose sur le dos, Tom sort du lit, puis ouvre la fenêtre et les volets en grand.

_ Papa !

 La première chose qu’il voit est Stéphane, qui continue à l’appeler

_ Papa ! Il y a… Regarde, papa !

A perte de vue, les champs, les prairies, les forêts qui avaient couvert cette planète, tout a disparu, remplacé par ce sol noir charbon, veiné de rouge lave. Et ce n’est pas ça le pire.

_ Papa ! Qu’est-ce que…

_ Stéphane ! Rentre ! Tout de suite !

 

            Planète Gaïa, six ans plus tôt

Assis en tailleur sur le sol herbeux, Tom contemple sa nouvelle demeure. Une femme est assise à coté de lui.

_ La maison la plus écolo qui soit, dit elle. L’électricité provient de la lumière de son soleil, l’eau provient du puit et sa purification n’implique aucun produit chimique. On ne va pas faire les mêmes erreurs que sur Terre ici.

  Tom se lève. Il promène son regard autours de lui. Les plaines, les montagnes, les forêts, tout respire la vie.

_ Les espèces terrestres s’acclimatent très bien ici, continue la femme. Beaucoup d’espèces disparues sur Terre semblent prospérer. Nous devons surveiller leur évolution, bien entendu, mais nous sommes très optimistes. Je crois pouvoir dire que nous avons ici la première terraformation réussie à 100%

_ Merci, professeur. Je coupe la communication.

  Tom presse un bouton situé sur son bracelet et l’image 3D de la femme disparaît. Fermant les yeux, il inspire longuement. L’air a une odeur particulière ici, ou plutôt une absence d’odeur. Cette planète est propre, et peuplée de gens qui vont tout faire pour qu’elle le reste. Une légère secousse fait tressaillir Tom, mais il se calme aussitôt. Ce genre de secousse est habituel ici, le professeur leur a même donné le surnom de « pulsation »

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3 février 2010 3 03 /02 /février /2010 08:00

            Caine se réveilla. La première chose qu’il vit fut un toit de bois au dessus de sa tête. Il se releva et vit une femme près d’une cheminée. La maison dans laquelle il se trouvait était en pierre et en bois. La femme sourit en le voyant.

_ Te voilà enfin revenu ! Sois le bienvenu, ami.

_ Vous… Qui êtes vous ? demanda Caine. Baissant les yeux, il constata qu’il était nu sous une couverture.

_ Ne t’inquiète pas, tu vas comprendre. Tes habits sont à coté du lit. Sors quand tu te seras vêtu.

            Lorsque Caine fut sorti de la maison de pierre, il vit un village dans un immense dôme de pierre. La lumière dans ce lieu était omniprésente, et venait de la pierre des parois.

_ Où… Commença-t-il.

_ Tu es arrivé à destination, livreur de bois. Et tu as apporté ce qui nous faisait le plus défaut ces dernières années, dit la femme à ses cotés

  Le prenant par le bras, elle l’emmena au centre du village. Là se dressait un temple de pierre, bâtisse imposante dont l’entrée était bordée de statues représentant un homme et un ours.

Ils entrèrent. Dans ce temple des bancs de bois simplement ouvragés étaient disposés en cercle. Plusieurs hommes et femmes y étaient installés. Caine fut invité à s’asseoir. Tous les regards se tournèrent vers lui. Caine fut pris de peur, mais il ne vit aucune animosité ni aucun dédain dans ces regards. Un homme prit la parole.

_ Nous te connaissons, nous savons qui tu es, et nous savons ce que tu as fait. Nous savons aussi ce que tu nous as ramené.

_ Je vous ai ramené du bois, c’est tout, parvint à articuler Caine.

_ Tu nous as ramené notre shaman.

  L’ours apparut alors. Il avait taillé sa barbe et portait un habit de cérémonie, blanc et brun. Il se plaça au centre du cercle et fit signe à Caine de s’approcher.

            Celui-ci avança lentement. Il se sentait intimidé par cet homme qui lui paraissait maintenant à la fois complètement étranger et si familier.

_ Alors, tout ce temps, c’était toi, Ours, qui m’as fait faire tous ces rêves ? dit il.

Le shaman cligna des yeux lentement en signe d’assentiment.

_ Je n’aurais finalement pas entendu le son de ta voix…. C’est sans doute mieux. Et vous ? Continua Caine en se tournant  vers les autres habitants. Quel sort m’avez-vous réservé ?

L’homme qui lui avait parlé quelques instants auparavant lui dit :

_ Nous t’avons pardonné. Le reste te concerne.

 L’ours posa une main amicale sur l’épaule de Caine. Ce dernier regarda alternativement les gens et le shaman. Tous les souvenirs de la guerre, du massacre lui revinrent en mémoire. Sous le choc de ces souvenirs, il tomba à genoux et pleura. La main du shaman toujours posée sur son épaule.

 

            Lee temps du redoux était venu. La plaine entourée de montagne était verdoyante, et divers troupeaux la parcouraient. De la grotte sortit Caine qui montait un cheval. Il s’était rasé et on lui avait offert un nouvel habit. Il vit le soleil, le ciel bleu, et prit une grande inspiration. A son cou était attaché son pendentif. Il mit sa main dans sa veste et en sortit son journal. Il relut encore une fois les dernières lignes qu’il avait écrites la veille.

 

            C’est demain que je pars. Demain commence ma quête, la quête de ma rédemption.

 

Il jeta un regard vers la grotte, rangea son journal et lança sa monture au galop.

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