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17 octobre 2008 5 17 /10 /octobre /2008 08:00

            C’est apparu comme une évidence à tous ces gens qui déambulaient dans la rue. Il fallait tout simplement tout briser, avancer tout droit et briser ce qui se trouvait devant ; Les armes ne manquaient pas, il n’y avait qu’à ramasser. Pierres, tuyaux. Un curieux sourire se répandit sur les visages des vagabonds des rues. Pendant un instant, ils déambulèrent, comme des somnambules. Et soudain un homme apparut. Il était simplement sorti pour chercher de quoi manger, mais pas vraiment au bon moment. Inutile de dire son nom, ses restes n’étaient plus identifiables après le passage de ces nouveaux dingues. Ca se propagea comme un cercle s’élargissant rapidement… Tout ceux qui étaient en dehors des bâtiments furent touchés par la folie. B et C aussi, pendant un petit moment, mais leur intellect reprit vite le dessus. Il s se dirent aussi qu’il fallait tout détruire, mais un genre de réflexe salvateur leur fit se demander pourquoi, et la folie fut tuée dans l’oeuf. Par contre les singes soldats, eux, n’eurent pas ce réflexe, et eux, en plus, ils étaient armés…

 

            Et soudain, au dessus d’une bande de ces cinglés, plusieurs étages au dessus, une vitre se brisa. Un homme en surgit, comme s’il s’envolait. Il tomba gracieusement, et atterrit dans une grande explosion de poussière et de gravats. Il sortit du nuage de poussière et se tint droit. Vêtu d’un blouson de cuir, d’un pantalon de toile noir, ses mains étaient gantées de cuir et de métal. Soudain, elles se mirent à luire, la première de rouge, la seconde de bleu. Regardant les cinglés, il leur rendit leur sourire, se retourna, et fonça sur ne vitrine pour prendre part au carnage… L’overman était de retour.

 

Deux hommes marchaient depuis la banlieue vers l’intérieur de la ville lorsque la vague de folie les toucha. Ils accusèrent le coup, comme si on venait de les gifler. La folie commença à les submerger, mais reflua, repoussée par une folie bien plus grande et bien plus dangereuse. Les space freaks apprirent de cette manière ce qui les attendait en face d’eux, et à cette perspective, ils sourirent…

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15 octobre 2008 3 15 /10 /octobre /2008 08:00
La jeune femme se promenait à pas lent, comme si elle n’arrivait pas à contrôler parfaitement ses pieds. Sa tenue ne semble pas aller avec son allure générale. Imaginez une star de cinéma dans un pyjama d’homme. Mais pourquoi je la dévisage comme ça et que je ne fais rien ? J’essaie de m’approcher prudemment. Il ne faut pas qu’elle me regarde directement. Les gens ne se sentent pas bien quand ils me regardent dans les yeux. Enfin… presque tous. Les deux autres idiots, là, les deux maîtres du monde…. Ah, c’est fou ce qu’ils m’ont saoulé.
     On était face à une armée de macaques transgéniques et voilà que les martiens débarquent, et puis ces deux là commencent à parler, parler, et rien d’autre. Ah, déjà dans l’ancien temps, ils étaient forts pour ça. Le premier qui échafaudait des théories, et l’autre qui s’amusait à les démolir. Et il a fallu que je sois assez poire pour rester et les écouter… Allons bon, elle s’évanouit. « Mademoiselle, mademoiselle ! Qu’avez-vous ? » Dieu, qu’elle est belle ! Mais, c’est dingue, on dirait… Je ne me trompe pas, on dirait vraiment Marilyn Monroe. « Mademoiselle, s’il vous plait ! Réveillez vous, allez, j’aimerais bien un autographe ! » Non mais… J’ai vraiment dit ça ? Elle ouvre les yeux. Je détourne les miens, j’aimerais qu’on cause un peu avant qu’elle me regarde dans les yeux. Je sais. Je ferme les yeux. _ Qui êtes vous ? Pourquoi vous ne voulez pas me regarder ?
_ C’est un peu compliqué, mademoiselle. Vous, qui êtes vous ?
_ Je ne sais pas… Norma, je crois que c’est mon nom. Norma Jane. Je me rappelle d’un vaisseau. Nous avons atterri. Et puis… J’avais besoin de sortir…. Je ne sais plus.
 _ Ok, je vois. Mademoiselle, je crois que j’ai un moyen de vous aider. Restez calme, je vais juste ouvrir les yeux. Ca risque de vous faire un effet bizarre, mais ça devrait vous aider à savoir la vérité sur vous. Et je la regarde de nouveau. Elle est vraiment belle. Elle a l’air intriguée.
_ Vos yeux ne sont pas bizarres, qu’est-ce que vous…
      Voilà, ça commence, comme ça a toujours fait. On me regarde, et on voit comment on est en vrai, mes yeux, le miroir de toutes les âmes. Elle a l’air affolée d’un coup. Je lui lance, par hasard
_ Au fait, je m’appelle A, au cas où vous voudriez… _ David ! Mon dieu ! Il est en danger ! La voilà qui se lève d’un bond. Elle parle vite, je saisis quelques mots.
 _ David… Space Freak… En danger… Aliens… mutants… autre chose… Noire. Vous, monsieur A, j’ai besoin de vous.
_ En quoi puis-je vous aider ?
_ j’ai besoin de vos yeux.
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24 août 2008 7 24 /08 /août /2008 22:34

    Ca va bientôt éclater. Et bon sang, je n'ai jamais été autant excité de toute ma vie! Les soucoupes volantes, les yeux, le chaos, les singes soldats, tout ça c'est rien à coté de ce que ça va être. Enfin, je devrai dire que tout ça, pris séparément, c'est déjà assez fun, mais alors, quand on mélange avec ce qui se prépare, parce que je les ai vu, moi, les deux zigotos et leur vaisseau spatial, et ils avaient pas l'air de joueurs de pipeau. Il s seront là, d'un côté, et de l'autre, il va y avoir le héro révolutionnaire, le monstre de glace et de feu, j'ai nommé l'overman. Bon sang, battez vous les uns contre les autres, foutez vous sur la gueule, ou battez vous ensemble, mais faites pêter tout ça, bousillez moi ce monde! J'ai mon flingue en poche, je n'ai plus qu'à le prendre, coincer le canon entre mes dents, c'est pas facile à tenir en riant. HAHAHAHHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAAAAAAAAA!!!!!!!!!!!!!! *clic*

_ J'en ai marre! Marre de vos disputes théologiques! Je me casse!
_ Ben quoi, A, on était sur le point d'arriver à quelque chose!
_ Quelque chose d'inutile! Depuis que les soucoupes snt apparues, qu'est-ce qu'on a fait ? On s'est installé là avec les macaques armés qui montent la garde et nous jettent à bouffer, comme dans un zoo inversé. Mais à part ça, rien. Toi et C, vous vous branlez le cortex mutuellement, mais pour l'instant.
_ mais il faut trouver une solution pour ça, mon vieux. On doit faire un plan, et
_ Et rien du tout! Je me casse! Pousse toi, le singe! Tu veux ma photo ? Et merde! C, tu peux dire à tes gorilles de regarder ailleurs que vers moi ?

    Ou tu vas, David ? On a encore de l'entrainement à faire.
_ Norma jane s'est réveillé cette nuit, et elle est partie , je dois y aller.
_ Okay, on va s'entrainer dehors aujourd'hui, si tu veux.
_ T'as pas compris, Thomas, c'est pas de l'entrainement...
_ Tout est de l'entrainement, mon vieux. si t'as pas compris ça, c'est toi qui a rien compris

    Une autre bière ?
_ Non, j'en ai pas envie. J'ai l'impression que tout est trop calme, que quelque chose va se passer.
_ Peut être...
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4 août 2008 1 04 /08 /août /2008 21:17
Voyons... comment dire ça: Je suis space freak. L'auteur, pas le personnage. Quand je me suis lancé dans l'aventure que j'ai intitulé "l'erreur", je n'avais aucune idée de là où j'allais aller. Et encore aujourd'hui, c'est pareil. J'ai ajouté des personnages, j'ai multiplié les situations, j'ai essayé de faire quelque chose d'original... mais maintenant, je n'en sais plus trop rien.
    J'ai d'abord fait ce blog pour moi, j'aime bien écrire,j'ai des tonnes d'histoires en tête, mais j'ai un mal de chien à les coucher sur le papier, ou sur mon écran... Bref, j'ai cru que faire un blog m'aiderait, que je ferais des trucs intéressants. Mais vous, qui me lisez, vous en pensez quoi ?

Parce que certaines personnes lisent mes articles, j'ai des statistiques qui le prouvent. Aimez vous l'erreur ? Pensez vous que je ne devrais pas insister dans cette histoire qui ne tient pas la route ? Est-ce que vous pensez, comme moi, que je ne fais pas assez intervenir les aliens ?  Pensez vous que je devrais écrire plus souvent ? (j'avoue, je suis en ce moment, en pleine crise de flemme d'écriture). Pensez que je devrais écrire autre chose ?

Bref, j'ai besoin de savoir. On fit un blog d'abord pour soi, mais si on veut être lu, il faut quand même faire quelque chose qui donne envie qu'on le lise, non ? Alors, s'il vous plait, faites moi un petit commentaire sur cet article, histoire de m'aider un peu... à sortir de l'erreur, la vraie.
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6 juillet 2008 7 06 /07 /juillet /2008 11:30

            Michael se demandait bien ce qui avait pu le tirer de cette si douce torpeur et le ramener dans la réalité, l’impression de bouche pâteuse et le mal de crâne. S’extirpant de ses draps sales, il passa une main sur son visage et regarda autours de lui. Sa chambre était un vaste foutoir, mais rien qui sorte de l’ordinaire. Sur l’étagère à coté de lui, s’étalaient des bouteilles vides à coté de boites de pilules ouvertes. Des coups se firent entendre. Rappelant à Michael son mal de crâne, ils lui firent aussi comprendre que ce qui l’avait réveillé était le bruit d’un poing sur sa porte. Péniblement il se leva, enjamba les boites de sandwich vide et les cadavres de pizza et traîna jusqu’à sa porte d’entrée.

  Il eut un premier mouvement de recul en voyant l’uniforme. Les forces de l’ordre l’avaient toujours laissé relativement en paix, mais il y avait toujours une chance que… Puis il se ravisa en regardant un peu mieux le visage du visiteur.

_... Overman, c’est toi ?

_ Oui. Laisse moi entrer, j’ai besoin de mes gants.

  Michael referma la porte, retira la chaîne et ouvrit en grand à son visiteur. Une fois celui-ci entré, il jeta un œil à sa porte. Celle-ci était noircie et fumait à l’endroit où Overman avait frappé. Il referma.

_ C’est toujours autant le bordel, chez toi ! dit le visiteur

_ Oui, moi aussi je suis heureux de te voir.

  L’homme n’avait pas l’air dans son assiette. Il tremblait, les bras croisés. Michael admira comment sous la main droite de son hôte, le tissu de sa chemise  se consumait, alors que sous la main gauche, il se figeait à cause du froid. Sans hésiter plus que nécessaire, il se dirigea vers un meuble de son salon, ouvrit le dernier tiroir et en sortit une paire de gants noirs synthétiques, incrustés de plaque de métal. Il les posa sur la table.

_ Prend les, de toute façon, c’est pas ma taille.

  Toujours tremblant, l’homme les saisit et les enfila. La vue de ses mains gantées lui apporta un début de soulagement. Michael se dirigea ensuite vers sa salle de bain. Pendant un instant, il vit son reflet dans le miroir de l’armoire. La barbe, les yeux rouges, les valises sous les yeux, et même un peu du bide bière-pizza. Sans intérêt. Il ouvrit et prit une boite de pilule qu’il amena à son invité.

_ Tiens, gars, je crois que t’en as besoin aussi.

_ T’es sûr ?

  Michael soupira

_ Ecoute, Overman, je suis peut être un looser, mais je suis un des loosers qui t’a conçu, alors je suis sûr que ce truc te feras plus de bien que de mal. Ca arrêteras tes douleurs et te rendra un peu plus lucide. Après tu pourras t’installer ici si tu veux.

  Overman avala deux pilules. Il eut l’impression qu’une douche fraîche et apaisante lui tombait dans le crâne. Les tremblements cessèrent. Il regarda le décor de l’appartement de Michael. Pas très reluisant, entre les déchets qui traînaient sur la table et ceux qui jonchaient le sol. C’était toujours mieux que la planque improvisée de la semaine passée.

_ Merci, c’est sympa. Je ferai un peu de ménage, si ça ne te dérange pas.

_ Ok, mais tu touche pas à ce qu’il y a sur la table. Il doit rester quelque chose de comestible dans le frigo si tu as faim. Au fait, toi qui es resté dehors, t’as vu comment a évolué la situation ?

_ On dirait un peu le calme avant la tempête. Il y a des soucoupes volantes dans le ciel, tous les borgs de surveillance sont assis à ne rien faire, les magasins sans surveillance sont pillés, c’est d’ailleurs comme ça que j’ai survécu les derniers jours. J’ai besoins d’un peu d’information sur ce qui s’est passé dernièrement.

_ T’as mon ordi avec connexion si tu cherches. Tant que tu es là, essaye de retrouver ma cafetière et de me préparer un café, il va falloir que j’émerge…

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30 juin 2008 1 30 /06 /juin /2008 17:20

_Voilà, c’est ici

Imperator regarda la bâtisse. C’était un immeuble relativement modeste par rapport à ceux qui l’entouraient.  Il n’avait pas parlé pendant tout le temps qu’avait duré leur marche jusqu’à la lisière de la plaine et l’entrée de la ville. Il n’avait pas non plus interrogé Wonderboy alors que celui-ci se dirigeait sans hésiter. Il avait préféré économiser son souffle pour porter Norma Jane, encore inconsciente. C’est lorsqu’il vit son compagnon se faire reconnaître par un scanner rétinien à l’entrée du bâtiment qu’il commença à poser des questions.

_ Thomas, comment connais tu cet endroit ? On est dans une dimension parallèle, non ?

_ Allez, entre, David. Je t’expliquerai à l’intérieur.

            L’intérieur termina de déconcerter l’Imperator. En effet, il connaissait ce genre d’endroit, très bien même, puisqu’il s’agissait d’un havre, un lieu de repos des space freaks. Mais comment pouvait il y avoir un havre dans une dimension parallèle où les space freaks n’étaient même pas sensé exister, et surtout comment son coéquipier pouvait il en connaître l’existence et l’emplacement ?

_ Tu devrais poser Norma Jane sur un des lits.

  Le havre comptait deux chambres.  Imperator posa sa compagne sur le lit de la première avec douceur. L’atterrissage avait été un peu brutal, et la pauvre était encore sous le choc. Imperator lui caressa le visage avant de se diriger vers l’ordinateur de la chambre et de lui passer un scanner médical. Diagnostique premier : pas de danger vital. Prescription : repos. Il souffla un peu avant de se diriger vers le salon. Thomas était affalé dans un fauteuil. Lui-même se jeta sur le canapé.

_ J’espère que je peux prendre la seconde chambre, dit Thomas. Tu partageras la première avec ta beauté.

_ Les lits dans ces chambres sont monoplaces. Mais je me contenterais du canapé.

_ Impec, alors, on commence l’entraînement demain.

_ Quel entraînement ?

_ Au combat, mec. La situation l’exige. Il va falloir laisser parler tes poings et la poudre ; Mais t’en fait pas. Il y a une pièce derrière, un dojo. Quant aux armes, il y en a aussi. Armes blanches ou à feu, ou combinaison des deux, mes préférées.

_ Tu ne penses pas que tu me dois quelques explications, avant tout ?

_ Chaque chose en son temps, okay ? Alors, on va commencer par résumer : Oui, je suis déjà venu dans cette dimension. Je ne sais que partiellement ce qui se passe, et nous allons nous entraîner au combats à partir de demain.

David se leva et ouvrit la porte située derrière Thomas. Il y avait effectivement un dojo.

_ Excuse moi, Thomas, mais je ne sais pas combattre.

_ Bien sûr que si. Tu penses bien que si j’étais indisponible, il fallait prévoir un remplaçant s’il y avait une mission militaire…

_ Et ce remplaçant, c’était moi ?

_ Tu n’as pas compris. Tous les space freaks sont potentiellement des machines à tuer.

_ Mais on a jamais eu aucune formation.

_ Un ours ou un tigre non plus, mais ils savent se battre d’instinct. Pour nous c’est pareil.

_ Tu veux dire qu’on a modifié nos gènes ?

_ Hello ! Tu es un clone ! Tu es la propriété d’une compagnie et de l’armée. Ils ont fait ce qu’ils ont voulu de ton ADN, mon ami. Et bien maintenant, il est temps de mettre tes capacités à l’épreuve

_ Je le sens pas vraiment, là.

Thomas se leva. Se dirigea vers le frigo et en sortit deux bières. Il en tendit une à David qui la prit et la décapsula mécaniquement.

_ Il y a de la drogue, ici ? Demanda David

_ On est dans un havre, il y a toute la drogue dont nous avons besoin. Bon ! Allez, mon vieux. Je vais nous préparer le diner. On bouffe, on se regarde un petit porno et on va dormir. Demain, on se bastonne.

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8 avril 2008 2 08 /04 /avril /2008 20:30

            Au fait, c’est quoi mon nom, déjà ? Je sais plus, d’un coup. Oh, et puis, ça n’est pas si important. Après tout, qu’est-ce qui est important pour quelqu’un qui est en ce moment prisonnier d’un satellite qui est passé sous le contrôle d’une entité de tout évidence cinglée qui doit chercher à déclencher le chaos dans le monde. Je ne devrais peut être pas mais ma réaction en ce moment c’est de laisser les choses se passer. Alors je laisse faire.

_ Ce n’est pas forcément le cas.

_ Pardon, C’est vous… Comment déjà

_ Je vous avais dit de m’appeler Bob, mais c’est sans importance, après tout. Je vous disais que ce n’était pas forcément le cas, que vous n’étiez pas forcément inactif.

_ Je vous demande pardon, mais je suis actuellement enfermé dans un caisson, à regarder le monde se consumer.

_ Alors changeons un peu ça.

            Et me revoilà projeté sur Terre, enfin, figurativement parlant : en fait, je suis toujours enfermé, mais je vois et j’entends comme si…

_ Epargnons les détails. Reconnais tu cet endroit ?

_ Oui, ça ressemble à près de mon ancienne maison, lorsque j’habitais chez mes parents.

_ Et cette maison là-bas ?

_ Mon ancien chez moi

_ Et la maison trois pâtés de maisons plus loin ?

_ Mon chez moi moins ancien.

_ Qu’est-ce que tu y faisais là-bas ?

_ Je bossais sur mon PC.

_ Tu ne bossais pas, tu piratais, tu avais réussis à percer les défenses du gouvernement, et tu propageais les informations que tu avais trouvées, et malheureusement, tu as été victime de ton arrogance, et tu as cru que tes maigres protections te rendaient invincible, et ils t‘ont trouvé. Corrige moi si je me trompe.

_ Non, pour l’instant vous êtes dans le juste.

_ Alors plutôt que de te punir et de t’envoyer croupir dans un cachot, ils ont préféré te donner un boulot, et tu t’es retrouvé dans ce satellite, à télécharger et renvoyer des données pour le compte de ce même gouvernement que tu piratais sans vergogne. Et depuis…

_ Depuis j’ai assisté à la propagation de l’irrégularité…

_ Et si c’était toi qui l’avais fait ?

_ Pardon ?

_ Bah, oui, quand on y pense, tu as accès à toutes les infos et tu te débrouille pas mal en informatique, et peut être as tu brisé les codes et démarré toute cette histoire en libérant le premier mutant.

_ Oui, mais c’est vous qui avez fait tout ça

_ Mais moi, qui suis-je ? Une rumeur, un courant d’air, je ne suis même pas sûr de mon existence, alors qu’est-ce qui m’empêcherait d’être une création de ton esprit torturé voué à la solitude dans ce sinistre vaisseau ?

_ Oui, en fait, vous voulez me faire porter le chapeau pour toutes vos conneries.

_ C’est possible, en fait.

 

Nous nous retrouvons de nouveau sur la lune, en chemise hawaïenne et maillots de bain. Cette fois, il a la tête de Kevin Spacey.

_ Le plus grand tour que le diable ait jamais joué n’a-t-il as été de convaincre le monde qu’il n’existait pas ? Me dit il avec un sourire malicieux, avant de prendre une nouvelle bière. A mon tour, je me sers d’une bière. C’est complètement absurde. D’ »abord je ne me serais jamais trompé sur le genre de bière que j’aime. Ah, oui, je me rappelle de mon nom. C’est Robert, mais on m’appelle Bob… Non, non, non, ça n’a rien à voir avec lui !!!

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7 avril 2008 1 07 /04 /avril /2008 10:58

            Si on m’avait dit un jour que je serai sur la lune en train de causer à une entité grimée en Andy Kaufman, et bien je ne l’aurais pas cru, et j’aurais eu raison. Je ne suis pas physiquement sur la lune en train de causer à Andy, mais dans un caisson de survie à bord d’un satellite géostationnaire à bord duquel il n’y a pas encore si longtemps je travaillais à la transmission des informations à travers toute la planète. Et depuis que cette entité a pris le contrôle du satellite, moi je ne suis qu’un spectateur impuissant.

_ Tu as toujours été un spectateur impuissant, mon pauvre ami, me dit Andy

  Oui, en fait, je suis dans une illusion générée par ce type dans laquelle il nous a installés dans des transats sur la lune, habillés en maillot de bain et chemise hawaïenne avec un pack de bière chacun.

_ Blonde et fraîche, elle ne te plait pas, mon pote ?

  Je la goûte. Elle est en effet bien fraîche, mais je la préférerais ambrée

_ Oh, je suis désolé. J’y veillerai lors de ma prochaine illusion.

_ Non, ça va très bien, faut rien changer. Mais dites moi, La Terre ne devrait pas être si proche, je veux dire, dans la réalité.

  C’est vrai que la surface de la Terre occupe tout le ciel. Je ne dis pas  que ce n’est pas beau. En regardant Andy, je me rends compte que je viens de dire une imbécillité. Dans la réalité, Andy Kaufman est mort, pour commencer.

_ Merci de me le rappeler. J’ai pensé que ce serait une manière plutôt agréable de voir les choses. Bon, que voyons nous ici ?

  Et la Terre se met à tourner jusqu’à ce que nous soyons à la verticale de la grande cité, là où se sont rassemblés les soucoupes volantes. On dirait une mosaïque harmonieuse faite avec des enjoliveurs de voitures.

_ Jette un œil ici, dit Andy en me montrant un espace entre deux soucoupes.

Et nous y voici transportés. Et là je vois trois hommes en train de se disputer. Je les reconnais, ce sont les trois mutants, ceux par qui le scandale était arrivé.

_ Scuzez moi, messieurs, mais…

_ Ils ne peuvent pas t’entendre

  Il a gardé sa chemise hawaïenne, mais maintenant, il ressemble à Woody Allen

_ Pourquoi ils se disputent là ?

_ Parce qu’ils ne savent pas quoi faire.

_ Puis-je savoir ce que vous faites là ?

  Je sursaute. Ce qui vient de me poser cette question est un borg de protection. Il me domine de ses deux mètres cinquante.

_ Lui il peut te voir, me dit Woody.

_ Oui, enfin, bonjour monsieur le borg

_ Il s’appelle 666

_ Monsieur 666, je suis l’occupant du satellite d’information actuellement en orbite autours de la Terre, et j’aimerais savoir si vous pouviez me dire où en est la situation ?

_ Si vous êtes en orbite, pourquoi êtes vous là en train de me parler ?

_ En fait je dois être une sorte de projection holographique, due à ce type là. Je désigne Woody

_ Qui désignez vous monsieur ?

_ Moi, par contre, il ne peut pas me voir.

_ Ca t’amuse ? Dis moi ?

  Il a encore changé d’apparence, maintenant, il ressemble à Jack Black

_ Tu pourrais pas choisir une apparence et t’y tenir ?

_ Mon apparence n’a jamais changé monsieur, me dit 666

_ Non, je ne te parlais pas à toi, excuse moi, mais… On ne pourrait pas aller ailleurs ?

 

            Et nous voilà ailleurs. Un genre de plaine avec un lac, et le crash d’un vaisseau spatial. Trois personnes s’extirpent du vaisseau. Et… Bon sang, l’une d’elle, je ne rêve pas, c’est Marilyn Monroe !

_ Ca c’est un coup à toi, non ?

_ Non, ça c’est pas moi. J’aurais été à la place de l’autre, moi, j’aurais choisi Jane Mansfield

_ C’est qui ces trois zigotos

  Et les voilà qui se tournent vers moi. Leur regard… Mon dieu, je n’ai jamais eu l’impression d’être vraiment en train de regarder des cinglés jusqu’à maintenant. Le premier s’approche de moi. Son bras saigne mais il n’y fait pas attention.

_ Voilà un curieux comité d’accueil. Bonjour, monsieur Black, et vous, vous êtes qui ?

  Et nous revoilà sur la lune.

_ C’est quoi la prochaine étape ? Je demande

Il a pris l’apparence de Jim Carrey. Son sourire m’inquiète

_T’as déjà entendu parler de l’Overman ?

_ On y va pas tout de suite, alors, j’ai besoin d’une bière

  Blonde et fraiche, j’aurais préféré ambré, mais ça m’ira…

 

 

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5 avril 2008 6 05 /04 /avril /2008 19:54

Imaginez un peu ce que ressentirait un gardien de zoo, qui viendrait d’apprendre que toutes les cages viennent d’être ouvertes et que les animaux se baladent librement partout dans la ville. Et bien c’est un peu cette impression que j’ai eue en voyant toutes le capsules cryogéniques ouvertes ce matin. Personnellement je ne sais pas exactement ce à quoi nous devons nous attendre avec ces soucoupes volantes au dessus de nos têtes, mais je pense que la libération des pires dissidents du régime, des plus grands criminels et des plus dangereuses aberrations génétiques issues des manipulations du gouvernement, et surtout… celui qui est les trois à la fois. Et bien oui, il est libre. Et moi, modeste gardien des cellules réfrigérées de la prison non officielle du gouvernement, je suis face à deux mauvaises nouvelles. IL a été libéré de son caisson, et IL est encore dans la pièce, devant moi. Debout, nu, il me toise, l’air neutre. Il est à dix mètres devant moi. Je suis armé d’un pistolet paralysant et d’une matraque, il est nu et peut être désorienté, mais d’après ce que j’ai lu de lui, je n’ai pas la plus petite chance contre lui. Je lève les mains à hauteur des yeux. Je lui dis simplement que je n’ai rien contre lui, qu’il peut partir et que ce n’est pas moi qui l’en empêcherais. Il incline légèrement sa tête sur le coté. « Okay » Il parle ! « J’ai juste besoin d’un casse-croûte et de quoi me vêtir.

_ Je peux vous apporter ça si vous voulez.

_ File moi tes fringues et le contenu de ta cantine, ça suffira.

  Et je me retrouve à moitié nu, à lui tendre mon uniforme et ma gamelle, trop content d’être encore en vie. Une fois vêtu, il part. En me croisant, il me tapote l’épaule.

_ Tu vas pouvoir respirer à nouveau, gamin, je pars.

  Un froid intense a envahi mon épaule, et il se répand dans tout mon corps. Ma machoire gelée ne peut plus bouger, mes yeux ne voient plus. Mes poumons se bloquent, ils sont devenus de pierre. C’est à peine si je peux encore entendre la voix du monstre « Pardon, désolé, je ne l’ai pas fait exprès »

            Et le pire, c’est qu’il doit être sincère. Mais bon, moi, je m’en fiche, en m’écroulant sur le sol, d’un seul bloc, je m’éparpille en petits morceaux glacés…

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24 mars 2008 1 24 /03 /mars /2008 19:11

            Qu’est-ce qui caractérise un space freak ? Est-ce cette impression, quand il vous regarde, qu’il n’est pas en train d’écouter  ce que vous dites, mais ce que vous pensez ? Est-ce ce regard fou qu’il a en permanence, et qui vous donne l’impression qu’il est tout le temps sur le point de vous sauter au visage pour vous crever les yeux ? Ou bien est ce sourire dément, à faire pâlir (si c’est encore possible) d’envie le Joker, qu’il arbore parfois, et qui n’augure rien de bon ?

    Qu’est-ce qu’un space freak, d’abord ? Un monstre génétique fait de folie, de délires et de vitesse ? Une créature incohérente qui lie les délires les plus fous à la conscience la plus aigue des mouvements stellaires ? Une créature esclave des grandes entreprises de voyages interstellaire et un ange épris de liberté volant gracieusement à travers l’espace, entre les étoiles, les planètes, les comètes et les astéroïdes ? C’est peut être un peu tout ça, une space freak. C’est en tout cas ce que je suis.

    Je m’appelle David, on me connaît aussi sous le nom d’Imperator, et bientôt sous un autre nom. Actuellement je me trouve sur la couchette de mon vaisseau, en train de me reposer de mon dernier saut, pendant que mon confrère et amis, Thomas, dit « Wonderboy », est en train de piloter. En pratique, c'est-à-dire en esprit, je suis en train de faire face à une armée de pseudo singes, qui s’agitent dans toutes les directions, alors que deux individus et une espèce de pantin blanc surdimensionné sont en face de moi. Je suis sur Terre, c’est un fait, mais il ne s’agit pas de ma Terre, il s’agit d’une dimension parallèle,  où ma planète vit sous la dictature d’une espèce de nabot et de son ordinateur. J’ai la vague sensation de saigner du nez, Mais le sang est vite nettoyé par la pluie. Il pleut à verse, d’ailleurs. Et là, au milieu des singes, de la bagarre et des mutants, je me mets soudain à sourire, de ce sourire de fou décrit plus haut. Car je sais exactement ce qu’il faut faire, et ce que je vais faire.

    L’alarme du vaisseau retentit, aigue et répétitive. Norma Jane vient de pénétrer dans ma cabine. Elle semble effrayée. Mais à mon air calme, elle semble se détendre aussitôt. Je sais que nous venons d’entrer dans une dimension parallèle, et que c’est ça qui a mis tous les détecteurs en alerte, car aucune constellation n’est reconnue. Mais nous sommes proches d’une planète qui ne peut être que la Terre, entourée de soucoupes volantes. J’ai rêvé du futur, et tout ce qui va suivre me semble être comme un flash-back. C’est au tour de Thomas de débarquer dans ma cabine, pour m’annoncer qu’il a perdu le contrôle du vaisseau. Nous allons nous écraser sur cette Terre que je ne connais pas. L’alarme retentit, le système de génération de gravité a des problèmes, la situation est catastrophique, on risque d’y rester… La routine quoi !

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Published by Space Freak - dans L'erreur
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