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5 février 2011 6 05 /02 /février /2011 08:00

Négociations passées

 

Maximilien Kovax est un homme poli, et aussi un homme prudent.

Poli parce qu’il ne refuse jamais de serrer la main des délégués syndicaux zombis qui viennent le voir tous les mercredis. Prudent, parce qu’il n’oublie pas de mettre des gants en latex avant de faire une telle chose. La réunion est terminée, les délégués sont partis, mais il reste deux personne dans le bureau du maire, en dehors du maire lui-même.

_ Messieurs, je crois que vos amis sont partis, et j’aimerais que vous fassiez de même, j’ai encore du travail.

_ Avant de partir, dit Sto, j’aimerais que vous m’expliquiez cette mascarade ! Non mais depuis quand on négocie avec les zombis ?

Le ton du héro relevait de la rage contenue. Le maire soupira

_ Monsieur Sto, au cas où vous ne l’auriez pas compris,  je ne suis pas exactement un général fou furieux. Moi, je suis un homme de discussion, et de compromis. Et c’est pour cela que dès qu’une nouvelle menace arrive sur la ville, je négocie.

_ Les extra-terrestres, les casseurs, les zombis, vous négociez avec tout le monde ? Ne me faites pas rire !

_ et bien si, il faut négocier. Sincèrement, vous arriveriez à tout gérer en même temps ? Les casseurs, les extra-terrestres, les zombis, et autres menaces ? Et bien non, c’est moi qui me charge de planifier tout ça, et de tout discuter

_ Mais on ne peut pas simplement les arrêter, tuer les zombis, repousser définitivement les aliens… des trucs logiques, quoi !

_ Ah, ça si vous trouvez un remède miracle qui chasse tout, j’achète tout de suite.

Sto était contraint de se rendre aux arguments du maire. Les bras ballants, il regardait Spot qui souriait, comme à son habitude.

_ Une dernière chose, monsieur le maire, dit Sto

_ Oui ?

_ Les événements d’aujourd’hui, vous les avez négocié aussi ?

_ Bien entendu !

_ Et avec qui ?

_ Ce n’est pas à moi de vous le dire. Pour ce genre d’affaire, vous n’avez qu’à consulter les chargés des relations publique.

_ C'est-à-dire ?

_ La presse, pardi !

 

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27 octobre 2010 3 27 /10 /octobre /2010 08:00

Le bureau du maire est un exemple d'emplacement fonctionnel. Pas de fioriture, pas d'oeuvre d'art, une utilisation optimale de la lumière naturelle, un bureau simple, quelques chaises et au dessus de la tête du maire, une seule devise
"soyez bref, même un sourire est une perte de temps"
Parmi les chaises placées devant le bureau, deux étaient recouvertes de sac poubelle, attention particulière réservée aux représentants zombies. Le maire, un petit homme chauve à la mise impeccable et aux lunettes rondes, les reçut sans artifice

_ bien messieurs. Quel est votre bilan et quelles sont vos revendications ?
_ J'ai pensé, dit Donatien, que, étant donné, que monsieur Sto est là, nous pourrions commencer par le deuxième point, le premier étant tout à fait satisfaisant pour nous.
_ Monsieur Sto ? dit le maire en levant les yeux. Ah, oui, le héro de la ville! Enchanté, monsieur Sto, je suis Maximilien Kovax, le maire de cette ville.
 Sto n'eut pas le temps de répondre que Bruno reprenait la parole
_ Nous pensons qu'il est temps d'instituer des quotas. Selon les semaines, les résultats de monsieur Sto sont trop irréguliers pour pouvoir les harmoniser avec les nouvelles embauches, c'est un souci terrible, d'autant que les résultats ont l'air inversement proportionnels au nombre de zombies en activité.
_ Attendez, dit Sto, c'est quoi cette histoire de quotas ?
_ Bah, c'est pas compliqué, dit Spot, plus vous en tuez, plus ils doivent embaucher, et moins il y en a, plus vous en tuez. Des fois ils ont du mal à suivre. Alors, ils veulent que vous en tuiez un nombre fixe, c'est bien ça ?
_ Je n'aurais pas dit mieux, dit Donatien.
_ C'est en effet, une idée constructive, intervint le maire, mais monsieur Sto n'est pas sous ma juridiction. Il travaille en free-lance. Vous aurez remarqué que je le rencontre aujourd'hui pour la première fois.
_ Encore heureux, dit sto. Moi, je me bat pour qu'il n'y en ait plus des zombies!
_ Je suis conscient de ce fait, dit Bruno, en réponse au maire, mais il vit dans votre ville, et doit se conformer aux lois.
_ Je pense que l'affaire doit se résoudre entre vous.Moins il y a d'intermédiaire, mieux l'affaire évolue, je l'ai toujours dit.Ah au fait, je n'ai pas été présenté à votre compagnon. Monsieur ?
_ Spot, modeste statisticien, monsieur le maire
_ Ah, oui, le gérant de l'hôtel m'en a parlé. Très bien. enchaînons, messieurs.
  Sto prenait la tournure des événements avec de plus en plus de philosophie, ou alors de déprime. Il était assis, la tête dans les mains, à réfléchir, ou alors à pleurer.

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21 octobre 2010 4 21 /10 /octobre /2010 08:00

La petite troupe se dirigeais rapidement vers la mairie. Sto ouvrait la marche, suivi des deux syndicalistes qui avaient du mal à suivre, et enfin Spot fermait la marche, tout en questionnant les deux compères

 

_ Alors dites moi, quelles sont les revendications ordinaire d'un zombie, monsieur...?

_ Appelez moi Bruno, et mon collègue Donatien. Disons que par rapport à une profession plus classique, il y a des changements majeurs à prendre en compte, comme l'inversion des valeurs du travail

_ Comment ça ?

_ Généralement, dit Donatien, le syndicat milite pour que le travailleur puisse avoir un temps de travail qui s'équilibre avec sa vie personnelle, alors qu'un zombie, lui est dévoué complètement à son activité professionnelle, d'où nos revendications pour un travail à temps plein.

_ Ca n'a pas été facile d'arriver à un accord, poursuivi Bruno. Au départ, nous voulions que les Zombies investissent la ville tous les jours, et le maire, lui, ne voulait qu'une invasion trimestrielle. En définitive, nous avons convenu d'une activité hebdomadaire

_ Le maire est assez âpre à la négociation, dit Donatien. Mais il ne ferme jamais sa porte à la discussion, c'est un bon point.

_ Non mais c’est n’importe quoi, ce truc ! dit Sto

_ Il a une dent contre les syndicats ? demanda Bruno à Spot

_ Personnellement, dit Spot, je crois qu’il est déçu de voir la bureaucratie s’insinuer jusque dans ses aventures

_ Ah ! Je vois. Nous arrivons.

 

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17 octobre 2010 7 17 /10 /octobre /2010 08:00

C'étaient des zombies, sans aucun doute. Ils avaient une démarche traînante, un regard vide, un teint gris et des vêtements en loque. le problème venait de leur conversation. On s'attend d'ordinaire à un vocabulaire beaucoup plus restreint de ce genre d'individu, genre "huuuaaaaaaa, graaaa" ou à la rigueur "cerveauuuuux!"
Mais là, les deux spécimens qui se balladaient semblaient très affairés et en train de discuter de choses et d'autres, en utilisant des termes comme "revendication" "quotas" ou encore "condition de travail"
Ils s'arrêtèrent lorsqu'il virent spot, qui n'en menait pas large.
_ Bonjour, lui lancèrent ils.
_ Messieurs. Excusez moi cette question, mais... êtes vous des zombies ?
_ Absolument, monsieur, ce n'est pas aujourd'hui notre jour de travail.
  sto arriva en courant. Il avait enfilé sur sa main gauche son gant métallique, ce qui montrait qu'il était prêt à en découdre
_ Holà, monsieur Sto, dit l'un des zombies; Rangez votre matériel, ce n'est pas aujourd'hui que nous travaillons.
_ Travaillez ? lança sto. C'est quoi cette affaire ? Vous êtes des zombies, oui ou non ?
_ Dans l'absolu, oui, mais nous n'avons aucune velléité de combattre. Nous allons simplement à la Mairie.
_ Ah bon ? Comme ça ? répondit Sto.
_ Oui, évidemment, c'est aujourd'hui que nous faisons le bilan de notre action à monsieur le maire, et que nous allons faire part de nos revendications.
_ Non mais vous êtes quel genre de zombies pour parler comme ça et aller voir le maire ?
_ Des délégués syndicaux, monsieur le héros
_ Quoi ???!! Les zombies ont un syndicat maintenant ?
_ Bien sûr, ce fut une des clauses de l'acceptation du plan d'action hebdomadaire des zombies.
_ Le plan d'action hebdomadaire ?
_ Bah, oui, l'invasion des zombies, c'est le mardi, et pas un autre jour. Ça a été négocié avec le maire.
_ Moi je trouve ça bien organisé, dit Spot
_ S'il vous plaît, Spot, taisez vous, si vous ne voulez pas voir votre dentier  sortir par une partie incongrue de votre anatomie. Bon, vous deux, on vous accompagne, j'aimerais discuter avec le maire, moi aussi.
_ Ce n'est peut être pas très régulier, mais bon, on est à Apocaville quand même, allons y.

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15 octobre 2010 5 15 /10 /octobre /2010 08:00

Monsieur Spot, je tiens à commencer par cet avertissement, si les mots "presse-purée franchissent vos lèvres, je m'emploierai à user de mes pouvoirs pour réduite à la main votre crâne afin qu'il atteigne une taille standard jivaros. De toute façon, je m'en fiche, il n'y a pas de témoin aujourd'hui.
_ Bonjour monsieur Sto. Ca va pas fort aujourd'hui ?
_ Disons que ça pourrait aller mieux.
_ Pourtant, on a affaire à une journée plutôt excitante, du mystère du danger, tout ce que vous aimez, non ?
_ J'ai besoin de vacances, de vacances loin de vous pour être précis.

Soudain, surgissant d'un coin de rue, un homme jovial se met à distribuer des feuille de papier

_ Hahahahaha! Des clients. Lisez le "tout va bien"! Youpi! deux clients!

Et le voilà qui disparait comme il était venu.

_ et bah, dit Spot, en voilà un qui prend les choses du bon côté, non ?
_ Oui, dit Sto, c'est Tartran, le rédacteur en chef du journal. Je vous ai déjà dit qu'il s'était fait amputer du pessimisme ?
_ Ah, d'accord! Bon, bah je vais le lire, son canard.
_ Si vous voulez, mais en silence, et de préférence loin de moi.
_ Vous me laissez ? Ah,bah oui, il s'en va. Non mais monsieur Sto, revenez! Regardez, il y a deux zombies dans cette rue! Venez voir! On dirait qu'ils s'approchent!

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11 octobre 2010 1 11 /10 /octobre /2010 08:00

Il y eut un moment précis dans la journée de Philippe Sto où celui-ci se remit à croire en Dieu.

 

   Il faut dire que les événements ordinaires qui se produisaient dans Apocaville n’étaient pas vraiment du genre à réjouir le croyant. Autant, les invasions extraterrestre avaient tendance à faire du dégât, autant les hordes d’automobilistes fous furieux qui voulaient prendre d’assaut la ville une fois par mois laissaient des saletés partout, et l’invasion hebdomadaire de zombies laissait une odeur assez déplaisante, si on ajoute en plus les divers super vilains qui veulent faire régner leur loi, ça ne laissait pas beaucoup de temps et d’espoir au héro local, Philippe Sto.

 

  Celui-ci, assez modestement d’ailleurs, ne se définissait que comme un héro semi-super. Comprenez par là qu’il se savait normal à hauteur 87.5%. Les 12,5% restants étant constitués de son bras gauche, assez costaud pour soulever une voiture, un éléphant, voire un quadriréacteur boeing 707 auquel dont on aurait fait descendre les passagers et l’équipage, et vidé les réservoirs et la soute.

 

  Ce jour là donc, il ruminait de sombres pensées, qui le ramenaient à la déplaisante expérience de la présence d’un statisticien nommé Spot, dont la personnalité mêlait une insupportable naïveté à une propension exagérée à faire des statistiques, pour la plupart hors de propos et inutiles. L’expérience avait aussi cela de déplaisant que le personnage s’intéressait à une période de la vie de notre héro sur laquelle ce dernier s’appliquait à faire tomber un voile d’oubli, avec l’aide de l’autre principal intéressé, le professeur Cérébro. Disons que l’histoire a rapport avec un presse-purée, nous n’en savons pas plus.

 

  Il avait remarqué, évidemment, la totale vacuité de la ville, mais ça ne remontait pas son moral, miné par l’absence de grosse baston lors de la dernière invasion extraterrestre. Tout au plus se disait il que l’absence de la quasi-totalité de la population d’Apocaville lui laissait une chance de ne pas être harcelé par le statisticien monosyllabique cité plus haut. Mais, alors qu’il déambulait dans les rues, il vit ce dernier s’approcher, lui faisant des grands signes de la main. Ce fut à ce moment que Philippe Sto recommença à croire que Dieu existait …

… Et que ce dernier lui en voulait à mort

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9 octobre 2010 6 09 /10 /octobre /2010 08:00

Cedric Trantar était un homme malheureux, avant. Né dans un milieu aisé, où il appris la mélancolie, il a grandi en voyant ses petits camarades se moquer de lui, sans raison particulière. Plus tard, étudiant en journalisme, il devint malheureux lors d'un stage dans un grand quotidien, affecté qu'il était, dans les deux sens du terme, dans le service de la rubrique des chiens écrasés. Le spectacle continu de la misère humaine le fit souffrir dans son for intérieur, et lorsque la fin du monde s'abattit, et qu'il se trouva au milieu de ssurvivants, il n'y vit pas une grane consolation. Arrivé à Apocaville, il décida de remédier à son infirmité de la même manière que les grandes stars, à savoir la chirurgie. Hélàs, ou heureusement, pour lui, le chirurgien chargé de lui raboter un petit peu le pessimisme fut un peu trop zélé, et Cédric se retrouva optimiste sans espoir de guérison à la fin de son opération.

 

C'est ainsi qu'il se propulsa lui même à la tête du premier quotidien d'Apocaville, le "tout va bien" journal optimiste où il était directeur,rédacteur en chef, reporter, photographe, imprimeur, pigiste, et principal abonné. Ce jour là, l'édition fut à tirage très limité, la ville étant vide, un seul numéro fut imprimé, à l'intention du principal abonné
Le titre
"La ville est vide, mais moi je suis là, ce qui est déjà très bien"
un reportage optimiste de notre envoyé spécial Cédric trantar
Ca plaisait au principal abonné, ce qui rendait le rédacteur en chef heureux.
Cedric Trantar était un homme malheureux, avant, mais il ne se rappelait plus ce que ça faisait

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7 octobre 2010 4 07 /10 /octobre /2010 08:00


A 6h40 précise, Spot se réveilla. L'exactitude énervante de cet individu étai telle que c'était lui qui rappelait à son réveil de sonner
_ Allez on y va, lui lança-t-il
_ Ah, oui, euh, DRRRRIIIIING! répondit le pauvre appareil.

5 minutes plus tard, les ablutions étaient terminées, deux minutes supplémentaires suffirent à Spot pour s'habiller. Il jeta un oeil à la fenêtre. Le ciel était gris, les nuages formaient une spirale parfaite dans le ciel. Il ne s'en étonna pas outre mesure. Le bizarre constituait l'ordinaire d'Apocaville.
Arrivé au bas des escaliers (l'ascenseur présentant trop de facteurs aléatoires pour satisfaire le statisticien) Spot se présenta au restaurant de son hôtel.

Il n'y avait tout simplement personne. Juste un magnétophone en état de marche à la place qu'occupait habituellement le gardien des lieux
_ Heu, il n'y a personne ?
_ Comme vous pouvez le constater, dit le magnétophone.
_ J'aimerais prendre mon petit déjeuner! Personne n'est là ?
_ Étant donné que vous êtes d'un esprit cartésien, mais que vous avez un peu la tête dure, je répète, il n'y a personne. Mais vous pouvez vous servir dans le réfrigérateur pour votre petit déjeuner
_ Mais qu'est-ce qu'il me dit ce magnétophone ?
_ Il vous dit qu'il n'y a personne.
_ Attendez, il y a un truc, non ?
_ Non, c'est vous qui êtes suffisamment prévisible pour que je puisse enregistrer mes réponses à l'avance.
_ Vous savez que c'est vexant de me faire ce genre de remarque.
_ Certes, mais ça reste néanmoins très pratique. Bon appétit et bonne journée
_ Bon, dit Spot. Je peux au moins me servir librement, c'est déjà ça. Enfin, ça ne me dit pas à quoi je vais occuper ma journée
_ étant donné que la majeure partie de la population de la ville a disparu, vous pourriez vous intéresser à ce problème, non ? J'arrive en fin de bande, alors maintenant débrouillez vous!
Spot trouva dans le réfrigérateur du lait et quelques tranches de ambons qui calmèrent sa faim tandis qu'il réfléchissait au nombre de calories qu'allait lui fournir cette nourriture. Mais bon, ensuite, il allait bien falloir y aller...

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5 octobre 2010 2 05 /10 /octobre /2010 08:00

Voilà comment on pourrait expliquer les choses

 

Imaginons que l'univers soit une feuille de papier blanche sur laquelle Dieu écrit

Dieu cherche à écrire l'univers parfait, et évidemment, avant d'y arriver, il fait plusieurs brouillons, arraché au cahier, qui finissent dans la corbeille à papier. Tous ces brouillons forment les univers parallèles, y compris ceux qui, une fois arrachés et froissés, servent de jouet pour le chat.

 

Bon, je m'égare.

 

 Donc Dieu est particulièrement inspiré aujourd'hui, il prend une nouvelle feuille-univers, il sent qu'il va arriver à la perfection tant attendue lorsque son téléphone sonne. Dieu répond, c'est son éditeur qui lui demande si le travail avance, parce qu'il y a des délais à tenir, qu'il voudra voir une première version rapidement avant de demander de corrections, puis la conversation dérive, on discute du temps, de la famille, du dernier match à la télé, et pendant ce temps, le stylo de Dieu parcourt la feuille, la couvrant de gribouillis plus ou moins sensés, de dessins jolis ou bizarres, de phrases de traviole et de raturages insistants.

 

C'est dans cet univers là que notre histoire se déroule...

 

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