Je ne sais pas si on doit considérer ça comme un pistolet mitrailleur dont le manche de prolonge comme une épée, ou une épée dont le pommeau est le canon d'un pistolet mitrailleur. Ce genre de considération philosophique (du niveau d'un space-freak, je le reconnais) me vient toujours à l'esprit lorsque je les prend en main. ils les ont encore améliorés. ils sont plus légers, je fais une passe pour les tester. Pas mal. Quant à la cadence de tir...
_ Environs trente mille coups par minute, me répond l'ingénieur. On n'a pas pu faire mieux.
_ C'est toujours lent pour moi. Tant qu'on arrivera pas à cent mille, on n'attaquera pas les choses sérieuses.
_ Nous allons y travailler, monsieur Ryan.
Ici, on m'appelle par mon vrai nom: Thomas Ryan. Personne ne m'appelle Wonderboy, comme ils le devraient pourtant.
_Toujours en quête de perfection, n'est-ce pas, Thomas ?
Je trouve le colonel pathétique, à me traiter paternellement, enfin... à essayer. Quand il arrive, ça ne signifie qu'une chose: il faut y aller.
L'hélicoptère survole la place devant l'accès à l'astroport. J'enfile ma combinaison adaptée à ma vitesse sans prêter attention aux gens qui hurlent en dessous. Je mets mes brassières. Mes mitrailleuses-épées, ou épées-mitrailleuses sont dans leur fourreau le long de ma ceinture. Je met mes lunettes de protections. Ca aurait peut être un peu plus de gueule si j'avais un blazon sur le ventre, genre flash. Non, Flash n'était pas un junkie. Un peu de respect pour les comics. Les gens hurlent de terreur. La foule est entremêlée de monstres orangés. Ma mission: neutraliser les monstres, faciliter le passage des civils vers les vaisseaux, et tout ça en une minute. Trop facile. J'en aurai fini en dix secondes. Je saute. J'atterris, roulé-boulé parfait, j'enclenche la distribution de drogue. Accélération... Vous n'aurez pas le temps de vous rendre compte...