Je crois que je sais écrire de la science fiction
Ca fait un petit moment que je n'ai rien écrit, alors, histoire de me détendre les neurones, je vous livre une petite histoire sans prétention, pour écrire un peu
Dors mon ange, dors. Papa veille sur toi. Papa te racontera encore les histoires de princesses et de chevaliers.
La petite fille dort sagement. Son père aimerait passer la nuit à la regarder, mais il sait qu’il doit aussi aller se coucher. Il entre dans sa chambre. Sa femme est déjà endormie. Sans faire de bruit, il se dévêt et se glisse dans les draps. Se retournant, il embrasse le front de cette dernière avant de s’allonger confortablement et de fermer les yeux.
Et c’est la lumière qui se fait devant lui. Le lit est devenu une paillasse bien moins confortable dans laquelle il est le seul à dormir. S’asseyant, il fait jouer ses épaules, jette un œil aux cicatrices de ses bras et de son torse. Se levant complètement, il enfile ses épaulières, attache son fourreau à son dos avant de saisir son épée lourde pour la ranger dedans. Sortant enfin de la chambre sommaire où il avait dormi, il vit des soldats courir au poste de défense, les gens s’armaient, les machines étaient apprêtées, l’alarme était donnée ; Il sourit. Il n’y aurait pas à attendre beaucoup pour l’action. Il se dirigea vers la cuisine où il attrapa une demi miche de pain et un morceau de fromage, puis il courut aux remparts en engloutissant ce sommaire repas. En haut se trouvaient déjà une batterie d’archers prêts à tirer, ainsi que le magicien, qui examinait une carte. De la région.
_ Salut, alors, qu’est-ce qui se passe aujourd’hui ?
_ C’est la princesse noire, elle a fait appel à un dragon aujourd’hui. Et nous avons toute une armée de ses adorateurs qui se dirigent vers nous.
_ Des adorateurs de dragons. Rien d’autre que des squelettes enflammés, tu veux que je m’en charge ?
Le magicien soupira
_ On n’a pas forcément besoin de tête brûlée, il y en a un plein chargement qui s’amène.
_ La faiblesse des squelettes, c’est la tête, tout le monde sait ça. Il n’y aura pas besoin de toute l’armée, nous deux, nous suffiront.
_ Et le dragon ?
_ J’en fais mon affaire
« ALERTE !! » Le cri retentit. Le guerrier regarda la plaine devant les remparts, elle semblait en feu. Plusieurs centaines de squelettes enflammés, armés d’épées avançaient courant comme des fous furieux. Il sourit, sauta sur un des créneaux, dégaina son épée et se jeta du haut des remparts. Se rapprochant du sol, il sentit sa chute ralentir et se posa doucement sur le sol. Se retournant, il vit en haut des murs le mage, la main encore dirigée vers lui. Il le remercia d’un geste de la main avant de foncer vers ses adversaires. En haut des remparts, le mage pestait contre ce baroudeur à l’audace impressionnante et à l’intelligence si faible.
Le guerrier arriva sur ses adversaires en tournant sur lui-même Son épée tournoya, brisant une première ligne de crânes. Faisant tournoyer son épée, il en mit à bas plusieurs autres. Frappant sans relâche, il ne laissait pas ses adversaires s’approcher d’assez prêt pour pouvoir le frapper. Les os tombaient, les crânes se fracassaient, le guerrier souriait. Mais de plus en plus de squelettes arrivaient. De plus en plus à périr, mais la fatigue gagnait le guerrier, la fatigue mais pas le découragement. Et soudains tous les squelettes autours du guerrier s’éteignirent avant de s’écrouler. Le guerrier sentit le froid. Il se retourna pour voir le mage lancer de grandes boules de lumière bleues qui percutaient les troupes ennemies pour les éteindre par le pouvoir de la glace. Accrochés à son dos, se trouvaient deux larges boucliers ronds. Il les détacha pour en lancer un au guerrier « Attrape ça, espèce d’ahuri ! »
Le guerrier n’eut pas à trop réfléchir pour comprendre. Une pluie de flèches vint frapper les adorateurs.
Une fois les flèches tombées, le guerrier leva son épée. Le mage comprit immédiatement et concentra un rayon de glace dans sa main. Avant de le lancer sur l’épée. Le guerrier planta alors sa lame dans le sot et un cercle bleu lumineux apparut autours de l’épée et s’élargit, refroidissant instantanément les squelettes. Le guerrier retira son épée du sol et contempla d’un air satisfait les cadavres éparpillés. Il regarda le mage avec un sourire complice.
Mais ce moment de triomphe ne dura pas. Un grand bruissement d’aile se fit entendre, un immense dragon aux écailles rouges apparut dans le ciel pour venir se poser devant les deux compagnons. Le guerrier rengaina son épée. Il fit face au dragon, grognant, et dont les naseaux fumaient.
_ Alors, ami dragon, tu souhaite combattre ? Laisse moi te montrer les forces en présence. Mon ami et moi ne sommes peut être pas en mesure de te tuer, mais nous pouvons t’affaiblir, et laisser l’armée du royaume que tu vois là t’achever.
_ Tu parles fort pour un être aussi petit. Répondit le dragon nullement impressionné. La magie que j’ai vue est forte mais ne peut pas grand-chose contre moi. Pourquoi hésiterais-je à te croquer toi et ton compagnon ?
_ Tu hésite déjà, ami dragon, puisque tu ne l’as pas déjà fait. Tu sais que toute folle qu’elle soit, la possibilité existe que je ne t’aie pas menti.
_ Et que gagnerai-je à t’épargner ?
_ Tu as conclu un pacte avec la princesse noire ?
_ Elle m’a promis des terres.
_ Je te promets les siennes, si tu t’engage à ne pas nous agresser. Je ne demande rien d’autre
Le dragon se dressa, battit des ailes et s’envola pour rejoindre son antre.
Le soir tomba lorsque les troupes du royaume, commandés par le guerrier et le mage arrivèrent en vue du château de la princesse noire. Le camp fut établi, et les guerriers, fourbus, se couchèrent tôt.
L’homme se réveilla en même temps que sa femme. Il était temps de se lever, de se préparer et d’aller au travail, non sans aller réveiller sa fille. Le soir, il aurait une novelle histoire de chevaliers et de dragon à lui raconter…