Je crois que je sais écrire de la science fiction
Spot se réveilla au milieu d’une foule plutôt compacte. Un rassemblement plutôt disparate où Spot et son fantôme se fondaient comme un petit pois dans un bol de riz cantonnais.
_ Mais ils viennent d’où tous ces gens ? demanda Spot
_ Ce n’est pas évident ? dit Pierrot. Eux, ils ont pris les routes de contournement, On n’a pas tous la chance d’être statisticien.
_ Ah, vous êtes statisticien ? dit un homme à coté de Spot. C’est marrant, moi, j’étais actuaire.
_ Ah, bon ?.. Dites moi, c’est mon fantôme qui vient de parler. Comment vous l’avez entendu ?
_ Ah ? En effet, vous êtes deux.
_ Laisse tomber, dit Pierrot. Si tu commences à t’émerveiller pour toutes les bizarreries de ce monde, tu ne fermeras plus jamais les yeux.
La foule resta silencieuse et toutes les têtes étaient tournées vers les portes de la ville.
_ Quand crois tu qu’on va pouvoir entrer ?
_ A vue de nez, entre midi et demain matin.
C’est alors que la porte s’ouvrit. La petite, celle qui était incrusté dans la grande porte de gauche, s’ouvrit. Le gardien soupira et lança :
_ Bon, on va commencer, dans le calme s’il vous plait. D’abord, je veux voir le type qui m’a emprunté mon duvet hier soir !
C’est ainsi que l’empressement d’un gardien à récupérer un bien mobilier et relativement confortable permit à Spot et Pierrot d’entrer dans la fameuse ville avant tous les autres, qui prirent un air dégouté de circonstance…