Je crois que je sais écrire de la science fiction
Je souffrais de quelques contusions et entorses, mais je n’avais rien de grave. Néanmoins, j’avais perdu mon arme dans ma chute. Heureusement, ma balise était restée attachée à ma ceinture. Il me fallut nager pour me rendre sur le rivage. Je me suis allongé quelques instants sur le sol détrempé et spongieux pour me reposer quelques minutes.
A force de volonté, je parvins à me lever. J’avais froid. Il pleuvait toujours mais la lumière équivalait à celle d’une journée pluvieuse à midi. Je me trouvais en bordure d’une forêt décharnée. De curieux animaux se déplaçaient en volant ou en s’agrippant aux arbres. Je n’avais pas la moindre idée de l’endroit où je me trouvais, mais il fallait que je bouge si je ne voulais pas mourir de froid. J’ai avancé, d’un pas mal assuré, droit devant moi.
Au bout d’une minute, j’ai vu Sandova. Elle me montrait une direction. Au milieu de cette curieuse forêt qui mêlait le brun grisâtre au vert, le tout dans une atmosphère froide et humide, j’ai décidé de suivre cette direction. Je grelottais, serrant mes bras contre ma poitrine. Au bout d’une heure, j’ai compris où Sandova m’avait menée. Il s’agissait de l’épave d’un vaisseau. Elle était vieille mais le sceau du conglomérat était encore visible sur son coté. Cette épave avait visiblement été aménagée en campement de fortune. Je suis entré, oubliant toute prudence, trop heureux de trouver enfin un abri.
L’intérieur était sec, et heureusement, aucun animal n’avait eu l’idée de s’installer en cet endroit. J’y ai trouvé deux couchettes, vieilles mais en bon état. Ce fut un vrai plaisir de me dévêtir et de me coucher au sec. Je m’endormis presque immédiatement.