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12 juillet 2011 2 12 /07 /juillet /2011 08:00

Fin du printemps, fin du concours de l'été. des "étranges planètes"Et bien, figurez vous que j'ai envoyé deux textes, qui ont repectivement terminé premier et troisième du concours

 

Ci-dessous le troisième du concour: "un coup de pouce"

 

Un coup de pouce

 

            Océan bleu, territoires bruns ou verts, selon la latitude, nuages blancs. Cette planète rappelait tout à fait la terre, sauf pour la configuration des continents. Depuis le vaisseau « Hermes » placé en orbite autours de cette planète, et dont le flanc tourné vers la planète était constitué d’une immense baie vitrée, Georges observait la surface, rêveur.

Face à cet équivalent d’un clair de terre, il récitait comme une poésie les données acquises : « atmosphère respirable, gravité équivalente à 1,1 fois celle de la terre. Faune et flore nombreuse. Une espèce semble accéder à la civilisation, mais encore à un stade primitif.

Ces êtres à la peau bleue, bipèdes, pourvus de mains préhensible à 3 doigts, ont une tête circulaire, glabre, pourvue de deux petites excroissances en forme d’antenne, de grands yeux noirs qui leur donnent un air innocent, et d’une petite bouche. Les analyses n’ont pas encore montré si ces êtres ont un langage articulé. Nous leur avons donné le nom d’Edeniens, la planète a été baptisée Eden.

Une main se posa sur l’épaule de Georges, le sortant de sa rêverie contemplative.

_ Monsieur Gate ? Lui demanda une jeune femme. Vous allez bien ?

_ Oui, bien sûr. Je me remémorais…

_ J’ai entendu, oui. Le conseil vous attend pour votre exposé.

            L’exposé de Georges fut clair et simple. Le but n’était pas de coloniser cette planète, mais de l’aider. Fort de son expérience, la population terrienne souhaitait faire part de ses connaissances et de son expérience à la population édenienne, en vue de lui donner des clés pour son avenir, et surtout lui montrer quelles sont les erreurs à ne pas faire.

_ Les deux écueils à éviter sont les suivants, conclut-il : une incursion trop profonde dans la vie politique de cette population et une introduction forcée et précipitée de la technologie. Nous ne sommes pas là pour forcer l’évolution de cette planète, mais juste pour donner un coup de pouce.

Il repensait à ces mots en regagnant sa cabine. Depuis le hublot de celle-ci, on voyait l’espace situé de l’autre coté. Au loin, si on savait où regarder, on pouvait voir le soleil de la Terre. Cette Terre sur laquelle tant d’espèces avaient disparu, où tant de lieux étaient désertés du fait de la pollution ou des guerres. Georges ne voulait pas cela pour Eden. Il rendit opaque son hublot et se glissa dans sa couchette.

Il n’avait pas l’impression d’avoir ouvert les yeux, mais il voyait. Il n’avait pas l’impression de s’être levé mais il était debout. Devant lui, assis sur l’herbe, se tenait  un groupe d’édeniens. Georges se sentait étrangement calme. Aucune animosité ne semblait venir de ces êtres assis devant lui.

L’un d’eux se leva et s’approcha de lui.

_ Mon nom est Kayel, ami. Dans ma langue, il signifie ciel. Tu peux m’appeler ainsi.

_ Comment avez-vous fait pour m’amener sur votre planète ? Demanda Georges.

_ Ce qui se tient devant nous, dit Ciel, n’est pas ton corps physique. Celui-ci se trouve endormi dans ta cabine, dans ce vaisseau qui tourne autours de notre monde. Tu communiques avec nous avec une projection mentale de toi-même. Une projection que nous avons un peu forcé.

_ J’ai du mal à comprendre.

_ Rassure toi. Je te rejoins.

L’édenien recula d’un pas et s’allongea sur le dos, fermant les yeux. Georges se pencha sur lui, et vit qu’il s’était endormi.

_ Je suis derrière toi.

Georges se retourna. Ciel était debout, flottant à quelques centimètres du sol, comme pour montrer son coté immatériel.

_ Accepteras tu de me dire ton nom ? Demanda Ciel

_ Je m’appelle Georges

_ Que signifie-t-il ?

_ Il signifie « cultivateur », je crois

_ Très bien, cultivateur, suis moi.

Ciel s’envola et partit rapidement. Georges l’entendait cependant toujours comme s’il était à coté.

_ Il te suffit de souhaiter d’être à mes coté pour me suivre.

Georges se retrouva flottant dans l’air à coté de Ciel, au dessus de l’océan.

_ Comment faites vous ça ? Vous parvenez à contrôler…

_ Toi et les tiens y arriverez bientôt, ne t’inquiète pas, cultivateur.

Il tendit sa main, que Georges prit. 

_ Nous descendons, dit Ciel

Ils se retrouvèrent au fond de l’eau. Malgré la profondeur, une lumière diffuse permettait de tout voir. Une cité en ruine s’étalait devant leurs yeux, à perte de vue.

_ Une métropole gigantesque, dit Ciel, plus moderne que toutes les villes de ta planète. Nous avons maîtrisé la communication, l’énergie et le voyage spatial bien avant que les tiens aient appris à maîtriser le feu.

Georges voyait l’architecture des habitations, les véhicules, impressionnants malgré leur état de ruine. Il flotta jusqu’à l’intérieur d’un bâtiment. Ciel le suivit. Dedans, sur une table, se trouvait un curieux appareil. Ciel s’en approcha et passa sa main devant. L’appareil se mit en marche, et des images tridimensionnelles emplirent la pièce. Des images d’une famille d’édeniens profitant d’un confort moderne dont les terriens ne pouvaient que rêver. Une forte lumière venant de l’extérieur vint interrompre la scène. Georges vit un champignon atomique à l’horizon. La scène s’arrêta.

_ Le confort moderne, dit Ciel, l’utilisation irréfléchie des ressources de notre planète, la pollution, la guerre, nous avons connu tout ça.

_ Si je comprend bien, vous avez du renoncer à tout pour vivre en paix ?

_ Il ne s’agit pas de renoncer, mais de progresser dans la bonne direction. Plutôt que de changer ce qui n’est pas nous, nous nous sommes changés. Nous avons appris à communiquer avec notre planète, à agir avec elle plutôt que contre elle.

George et Ciel se retrouvèrent instantanément à coté du groupe d’édeniens.

_ Il est temps que tu te réveilles, Cultivateur

_ Attendez… Que signifie… Ce battement que j’entends tout autours de moi ?

_ C’est Eden, tu commences à l’entendre. Lorsque tu seras chez toi, c’est ta planète que tu entendras, et tu apprendras aux autres à l’écouter.

_ Mais vous ne m’avez pas tout dit… J’ai besoin de savoir comment…

_ C’est à vous de le découvrir, nous somme là juste pour vous donner un coup de pouce.

Georges se réveilla en sursaut. Le souvenir du rêve était net dans son esprit. Il se leva d’un bond, s’habilla et sortit de sa cabine pour aller vers la baie vitrée du vaisseau. Eden s’offrait à sa vue, magnifique. A cette distance, il entendait encore les battements. Il se demandait comment seraient ceux qu’il entendrait sur Terre.

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Published by Space Freak - dans histoires courtes
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commentaires

Wings.of.hope 12/07/2011 18:00


Génial. Toujours aussi bons, tes écrits.
Tu es un écrivain très talentueux. Un de mes préféré :-)


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