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7 novembre 2008 5 07 /11 /novembre /2008 08:00

            La tache noire se déplaçait le long de son bras, sous sa peau. David se regarda dans la glace. La moitié noire d’encre de son visage faisait paraître l’autre plus pâle en comparaison. Il sentait cette colère latente en lui, elle avait pris corps, mais semblait assouvie pour le moment. Le noir s’effaça. Il reprit son visage habituel.

_ C’est bon, on peut entrer ?

  C’était Thomas. Il sourit en voyant le visage habituel de son compagnon.

_ Alors, c’est fini ? Il est reparti ?

_ Pour le moment. Dieu sait pour combien de temps, mais enfin… Comment va Norma Jane ?

_ Elle est à coté. Elle a peur, je dois l’avouer, mais dans un certain sens, elle a l’air un peu excitée à l’idée de te voir.

_ Je vais voir

  Thomas ne suivit pas David quand celui-ci rejoignit dans la cellule du vaisseau. Il préféra retourner au poste de pilotage. Tous les paramètres indiquaient qu’ils étaient revenus dans leur univers, comme si cette histoire n’avait jamais eu lieu.

 

            L’homme miroir restait seul au milieu du désert, ses deux compagnons étaient partis. Comment tout cela était il arrivé ? Pourquoi, surtout ? Rien ne venait apporter de réponse. La fenêtre par laquelle il avait l’habitude de regarder le monde ne lui montrait plus que des corps. Peut être allait il recommencer, mais il ne pourrait rien tout seul. Alors, il fallait commencer par créer un compagnon, et une petite voix qui lui trottait dans la tête lui apporta une idée :

 

Je suis une rumeur, un mythe, un bruit dans le vent, tout ce que vous voudrez. Je ne suis même pas sûr d'exister. Je suis la poussière dans l'oeil qui vous sort de votre rêverie, je suis cette demi-seconde pendant laquelle l'écran de votre ordinateur est flou. Je suis une erreur de statistique, une erreur de jugement, une erreur d’appréciation, Une erreur, tout simplement…

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5 novembre 2008 3 05 /11 /novembre /2008 08:00

            Overman regarde des cadavres. A perte de vue, il n’y a plus que ça. Cadavres d’hommes, de femmes, d’enfants, d’animaux, et même ces créatures. La ville est défigurée par toutes les soucoupes volantes qui se sont écrasées en laissant derrière elles un sillage de cadavres écrasés et de bâtiments effondrés. L’homme se ballade à travers les ruines. Un silence inhumain règne. Il ne lui prend même pas l’envie de crier pour voir s’il n’y a vraiment personne. Il marche, et marche encore. Et soudain une voix crie à coté de lui. Il a marché sur la main d’une jeune fille qui n’était qu’évanouie. D’abord interloqué, il la regarde tousser, puis, s’agenouille, l’assoit, et la prend dans ses bras. Il se félicite intérieurement d’avoir éteint son pouvoir, évitant les brûlures et les engelures à la jeune personne. Il la serre, pendant qu’elle reprend son souffle. Elle murmure un remerciement, d’un souffle, et la réalité fond sur lui. Il se sait au milieu d’une foule de cadavres, il sait qu’il a succombé à la folie, lui, le super héro qui devait sauver les innocents. Il n’a rien pu faire pour qu’ils vivent. L’homme le plus puissant de la ville sent les larmes qui ruissellent sur son visage, pendant qu’une jeune fille tente de le consoler.

 

Le satellite s’est écrasé à quelques kilomètres de la ville, mais les systèmes de sécurités ont permis à l’occupant de s’en sortir indemne. Le voilà, encore vêtu de sa combinaison spatiale, amaigri, une barbe lui mangeant le visage, l’air hagard. Il regarde à gauche, à droite, au dessus, derrière, comme s’il cherchait quelqu’un. Et le voilà qui hurle :

_ Bon, alors, vous êtes où, maintenant ? Vous êtes content ? Ca y est, vous l’avez eu votre chaos, alors pourquoi tout est pas comme avant ? Pourquoi sont ils tous morts ? Et moi, là dedans ? Qu’est-ce que je suis ? Répondez au moins à ça ! Eho ! Vous m’entendez ?

 

            Un vrai gâchis. Tout se terminait en queue de poisson. A regardait les cadavres de ses deux anciens compagnons. Il se disait que leur conversation incessante et sans but allait sans doute lui manquer, un jour, mais pas maintenant. 666 était là, lui aussi. Curieusement, il ne semblait plus perplexe.

_ Aurais tu trouvé les réponses à tes questions, mon ami ?

_ Non, mais un nommé Relka Kapec m’a appris à ne plus me laisser ralentir par ces questions.

_ Alors, où allons nous ?

_ Encore une question, monsieur A ? Je dirais qu’il n’y a plus rien pour nous dans cette ville ; Il y a d’autres humains, et d’autres Borgs sur cette planète. Allons les voir.

_ Alors c’est fini.

_ Ce chapitre est fini, monsieur A

_ Une dernière question, 666.

_ Si vous voulez

_ Pourquoi ?

_ Parfois, il faut accepter le fait qu’il n’y a pas de réponse. Allons-y.

  Peut être tout cela avait il été une erreur, depuis le début.

 

 

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3 novembre 2008 1 03 /11 /novembre /2008 08:00

            _ Il est temps d’en finir avec cette histoire, vous ne pensez pas ?

  Murmures d’approbation générale

_ Merci. Commençons par voir la situation telle qu’elle est. Nous avons ici des mutants régisseurs de vie aux pouvoirs bien spéciaux, et pas fichus de se mettre d’accord. Un troisième larron qui vous fait voir à l’intérieur de vous et qui souhaiterait bien en voir autant en lui-même. Crois moi, tu n’aimerais pas ça, fiston. Ah, voici aussi le combattant mi-froid, mi-chaud. Je passe sur le robot qui n’en sait plus depuis un moment où il en est. Et enfin, les invités habituels, à savoir, Wonderboy, Imperator, la forme noire, Relka Kapec et notre douce Norma Jane. J’ai oublié quelqu’un ?

_ Heu… oui, moi, même si je ne comprends pas très bien ce que je fais là.

_ Ha, oui, vous, le prisonnier du satellite, la victime ou le bourreau.

_ Que fait-on ? On s’explique ? On se bastonne, ou on joue ça au dé ?

_ J’avais prévu un discours qui expliquerait tout en détail et donnerait à tous, sauf au robot bien entendu, toutes les réponses demandées. Mais je crois que le mieux est de demander à une des personnes ici présente de nous dire comment ça va se terminer.

_ Et à qui pensez vous demander ça ?

_ A toi, forme noire. Que veux tu ? Quelle fin veux tu ?

  Regards interrogateurs, inquiets ou ahuris vers la forme brouillée noire dont le trouble se traduit par des vaguelettes à sa surface gélatineuse.

_ A moi ?? C’est une blague ou quoi ? Je n’ai pas de fin en vue, moi. J’avais juste prévu de mettre le bordel jusqu’à ce que quelqu’un parvienne à me maîtriser. On ne m’a jamais rien demandé de tel. J’ai toujours vécu pour le chaos, et ce n’est pas une fin, c’est à la rigueur une transition un peu longue, mais…

_ Le chaos, c’est bien ça que tu demandes, forme noire ?

_ Oui, enfin, non… Vous ne pouvez pas demander à quelqu’un d’autre ? Ou alors on ne peut pas retourner sur terre, avec le champ de bataille, les aliens et tout ça ? Je sais pas ce que je veux…

_ Et pourtant, c’est toi qui dois nous dire…

_ Mais je ne sais pas, moi. Imperator, tu ne peux pas m’aider ?

_ Je suis désolé, mais c’est à toi qu’on a demandé ça. Si ça peut te rassurer, moi non plus je ne sais pas ce que j’aurais à dire.

_ Mais pourquoi vous ne dites rien, vous tous ? C’est à moi qu’on a demandé ça, Le grand méchant de l’histoire !

  Et tout le monde sifflote, ou regarde ailleurs. La forme noire s’est recroquevillée sur elle-même en une boule noire lisse parcourue de vaguelette.

  _ On n’est pas sensé faire quelque chose ici ? Demande Robert. C’est vrai, la chose noire, elle a pas l’air de vouloir se décider.

_ Je suis désolé, monsieur le témoin, mais cette décision n’est pas la votre.

_ Il aurait fallu demander ça à quelqu’un d’autre, dit une petite voix timide, sortant de la boule noire.

Imperator se mit à genou face à la chose.

_ Ecoute, mon vieux. On peut pas choisir pour toi, mais on peut peut-être répondre à des questions que tu te poses.

_ Mais écoutes toi. Tu es sympa, d’un coup. Tu devrais me haïr, toi.

_ Je ne t’ai jamais haï. Je ne vois pas à quoi ça sert. Tu fais partie de moi, maintenant.

_ Partie de toi ? Tu veux dire que tu… tu m’acceptes ?

_ Oui. On a tellement bidouillé mes gènes, que maintenant, j’accepte tout.

_ Tu ne me rejettes pas ?

_ Ben… Non.

_ Alors je veux bien prendre une décision.

_ A la bonne heure !..

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31 octobre 2008 5 31 /10 /octobre /2008 08:00

            Wonderboy sabrait la chose de ses dagues, mais c’était comme s’il frappait dans l’eau. La forme ne se défendait même pas, se contentant de se reformer après chaque coupure. Wonderboy était frustré. Il ne pensait même pas à remercier Overman qui s’occupait des monstres autours de lui. La forme noire leva chant noir presque négligemment. Wonderboy ne du qu’à sa vitesse le fait de pouvoir parer le coup à temps. Forme noire sourit, lança son arme… et le temps s’arrêta.

  B et C ne pouvaient qu’assister impuissants au vaisseau sur le point de c’écraser sur eux ; Ils n’avaient pas le temps de fuir… et le temps s’arrêta.

  Robert fit voler une des nombreuses canettes d’un coup de pied. Elle vola loin, la gravité faible sur la lune aidant, et elle resta en suspens… Le temps s’était arrêté.

 

666 assistait impassible à tout ce remue-ménage. Il ne réagissait plus depuis un moment, l’unité centrale assaillie de questions sans réponses. Il sentait que son temps viendrait bientôt. Pourquoi, il ne pouvait le dire, c’était une parmi les innombrables questions… Et le temps s’arrêta.

 

            Norma Jane et A arrivèrent sur le sommet d’une colline d’où ils purent voir le combat que se livraient le mutants, les clones et l’entité noire. Elle reconnut son David dans la forme gélatineuse noire, et poussa un cri. A réagit par réflexe. Sous l’effet d’une concentration soudaine, il ouvrit les yeux aussi grand qu’il put, se prit la tête entre les mains et déchaîna son pouvoir. C’était comme si ses yeux étaient partout, des miroirs sous les yeux de tous. Les combats cessèrent, les objets en l’air ne bougèrent plus, le temps s’arrêta…

 

            David et Wonderboy connaissaient bien ce lieu, par contre, pour les autres, il était un peu  nouveau. Il s’agissait d’une gare, une gare ferroviaire en plein milieu d’un désert. Deux hommes relativement âgés étaient assis là, les David et Thomas originaux, premiers space freaks. A coté d’eux, se trouvaient trois nouveaux venus. L’un était une sorte de personnage en toge avec une sphère réfléchissante à a place de la tête. Les deux autres lui ressemblaient pour le costume, sauf que le second avait un tourbillon de sable en guise de tête, quant au troisième, sa tête était un dé à faces multiples.

  Wonderboy était là, ainsi qu’imperator ; A coté de ce dernier, une forme indécise noire et huileuse se mouvait de façon curieuse à coté d’un robot. Lus loin sur le quai, se trouvaient un autre robot, et les trois mutants A, B et C. Norma Jane complétait le tableau. Elle courut immédiatement se jeter dans les bras de son Imperator bien aimé. Un train entra en gare, et un passager en sortit juste à temps avant que le train ne reparte, un homme en tee-shirt, short et tong.

_ Il est pas là, l’autre ? Demanda-t-il 

_ Nous n’attendons personne d’autre, dit le David original en se levant. Nous allons pouvoir commencer…

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29 octobre 2008 3 29 /10 /octobre /2008 08:00

Wonderboy et Overman

            Les lames du clone volent, les balles fusent, les créatures sont percées, tranchées, sans avoir le temps de riposter. Le sourire est revenu aux lèvres de Wonderboy, qui presque imperceptiblement, tente, à chaque coup porté, de s’approcher de la créature noire, qui ne le quitte pas des yeux.

Les poings de l’overman flamboient. Autours de lui, les créatures flambent ou gèlent. Un colosse gris s’approche. Sa première patte est bloquée par une main brûlante, sa seconde, par un froid non moins brûlant. Sautant au visage de ce dernier, l’overman saisit de sa main bleue la tête monstrueuse, qui se fige aussitôt. Son poing brûlant la frappe et elle explose en une myriade de grains de sables. Le colosse s’écroule. D’autres créatures surgissent. Le mutant a les bras ouverts, comme pour les accueillir.

 

B et C.

  Les mutants fuient. Ils ont besoin de repos, de calme, et de nouvelles données pour comprendre et calculer la situation. Les créatures les entourent. B réagit, une créature se retrouve sous son contrôle. D’une forte impulsion, la voilà éparpillées en particules, particules qui foncent vers les autres créatures. C se baisse juste au bon moment. Deux créatures qui l’avaient pris à parti s’embrochent l’une sur les griffes de l’autre. Regardant en l’air, il voit d’autres créatures, volantes celle-là. Il voit aussi une soucoupe volante qui se dirige dangereusement vers eux.

_ Il va falloir que je reformule mes hypothèses.

 

Robert et l’entité

            Robert et son curieux compagnon sont toujours sur la lune, allongés sur des transats, sirotant de la bière. Enfin, l’entité, oui. Robert s’est levé. Il fait les cents pas sur le sol lunaire, laissant des traces de tong à coté des empreintes de Neil Armstrong.

_ Mais ça rime à quoi, tout ça ? Je veux dire, c’est bon,tu l’as ton chaos, alors pourquoi tu n’en finis pas une bonne fois pour toute ? Je trouve ça débile maintenant, tout ces morts, ces créatures hideuses, les borgs cabossés par les civils ou déchiquetés par les monstres. Je crois que tu l’as enfin, ta preuve que même l’organisation la mieux tenue peut dégénérer dans le désordre le plus total. Alors finis en, d’accord ?

_ En finir ? Quelle drôle d’idée ! Si c’est moi qui y mets fin, c’est carrément la planète qui explose !

L’entité a pris l’aspect de Keyser Soze

_ Alors  qu’est-ce qui va se passer maintenant ?

_ Un deus ex machina, alors ? Ben oui, mais qui ?

 

A et Norma Jane.

  Le mutant tenait la clone par la main. Ni l’un ni l’autre ne savait se battre, mais il y avait les yeux d’A, qui remplaçait toutes les défenses. Il suffisait à celui-ci de regarder un dément pour que ce dernier se rende compte de sa situation et s’immobilise. Quant aux monstres, le regard leur renvoyait l’image de leur propre vacuité. Ils se découvraient une existence vide de sens, et mouraient. Tant qu’ils pouvaient avancer, les deux compagnons d’infortune avançaient. A retournait vers l’endroit où il avait laissé ses deux compères. Norma Jane le suivait, confiante. Elle avait besoin de retrouver David. Elle était la seule à pouvoir l’aider…

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27 octobre 2008 1 27 /10 /octobre /2008 08:00

            Les extra-terrestres qui planaient au dessus de la planète Terre dans leurs confortables soucoupes volantes avaient commencé par observer placidement le comportement des principaux habitants. Ils avaient ensuite décidé de faire quelques expériences. Ainsi avait commencé cette vague de rage qui avait contaminé une partie de la population. L’observation de cette réaction avait été très intéressante. Ils avaient même pensé à capturer les éléments les plus remarquables, comme ce mutant capable de manipuler les températures extrêmes ou ces deux clones capables de multiplier leur vitesse. C’est le dernier clone qui accaparait leur attention. Il semblait qu’il ait produit une sorte de substance noire vivante qui s’était rapidement fait un devoir d’envahir la planète entière, à commencer par le centre. Et c’est là qu’ils ont commencé à regretter d’avoir fait leurs petites expériences.

 

            C’est quoi ce cirque ? J’aimerais comprendre qui c’est ce type à l’encre de seiche ? Et il fait quoi ? Il se mutile ou quoi ?

_ Ecoute. Comment tu t’appelles déjà ?

_ On m’appelle Overman.

_ Ouais, Overman. J’ai déjà eu affaire à ce type, et là, il est en train de fabriquer des renforts

_… fabriquer ?

            Fin de la conversation.

Ils sortirent du sol à ce moment. Horribles caricatures d’être vivants, créatures à couleur de pierre, toutes en muscles, en crocs, en griffes. Surgissant dans toute la ville, créées pour attaquer, elles attaquent les enragés de la ville. Le massacre a des allures de farce.

  Et puis forme noire lève les yeux, voit les soucoupes volantes, et agit. Plusieurs créatures s’arrêtent, comme soudées au sol, et hurlent de douleur. Leur corps se met à évoluer très rapidement. Leurs bras griffus se transforment en ailes toutes aussi griffues. Et les pattes des créatures se détachent et elles prennent leur envol.

  Les vaisseaux sont bientôt entourés de ces créatures. Les griffes, mi-métal, mi-pierre, découpent le métal comme de vieux  ouvre-boîtes. Alors, les soucoupes bougent, essaient de prendre de l’altitude, sans succès pour la plupart, fuient dans un désordre de panique, ou s’écrasent sur la ville. Certaines parviennent à quitter l’atmosphère.

 

            Sur la lune, deux personnages assis sur des transats observent les évènements. Ils voient ainsi avec détachement une soucoupe se diriger vers eux. Ses mouvements désordonnés aboutissent à un alunissage en catastrophe. La soucoupe roule sur son flanc comme un enjoliveur détaché après un accident de voiture. Elle se dirige dangereusement vers les deux compères. Le premier attrape nonchalamment le pack de bières à ses cotés juste avant que la soucoupe passe entre eux deux. Il regarda ensuite son compagnon ;

_ Une autre bière ?

_ Non merci. T’avais prévu ça ? Je veux dire, tous ces morts, ce type en noir…

_ Non, je n’ai plus rien prévu depuis un moment

_ Et ça peut se terminer comment ?

_ Quelle importance ?

_ Ben… Je vais peut être y retourner un jour, non ?

_ Et bien bonne chance.

_ N’empêche, Qu’est-ce qu’ils se prennent, les aliens.

_ Ouais, là ils doivent se dire quelque chose comme « on aurait peut pas du… »

_ Pas du quoi ?

  mouvement d’épaule du premier qui s’ouvre une autre bière

 

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24 octobre 2008 5 24 /10 /octobre /2008 08:01
Une petite note pour revenir un peu au personnage de la forme noire.
Il a d'abord été créé (rendons à Cesar ce qui est à Cesar) par mon cyber ami Relka Kapec sur son blog de lambdaparc, lorsque nous travaillions ensemble sur les aventures mêlées d'Imperator, Wonderboy, Relka Kapec et Lambda prime intitulées "planet blues". J'ai jugé cet aparté necessaire car l'aventure en question était répartie entre blogs, et surtout je ne gérais pas bien encore les catégories, ce qui fait qu'elle était un peu dure à suivre;Aussi, pour ceux qui n'ont pas envie d'aller à la recherche des articles et des commentaires, car il y avait ça aussi, je vous fais un résumé succint de la chose.
  En fait, la forme noire est une entité capable de prendre toute les formes, y compris celle d'un liquide injectable, c'est d'ailleurs comme ça que David (imperator) a fait sa connaissance et que la chose est cachée dans ses globules. Elle a d'ailleurs été en passe de conquérir une planète, puis l'univers, mais elle a été maitrisée grâce aux spaces freaks, mais aussi et surtout grâce à l'intervention de Lambda prime. En gros, il a été vaincu et restait en sommeil dans l'organisme du space freak. Voilà. N'hésitez pas à me laisser des comm' si vous souhaitez plus de détails
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24 octobre 2008 5 24 /10 /octobre /2008 08:00

            La voix dans la tête de David lui parlait avec de plus en plus de force. La chose endormie au plus profond de lui se réveillait, avec un réveil à la fois mauvais et extatique. David ne pouvait rien faire d’autre qu’assister. «  Comment… pourquoi ? Se demandait il. »

_ Tu savais que ce n’était pas terminé, space fiotte. Et maintenant, il est temps que je reprenne les choses en main.

Le sang noir comme la nuit se propageait autours de la plaie, jusqu’à recouvrir complètement le space freak. La forme humaine qui en résultat se releva, parcouru du regard les lieux, lentement, savourant cette première victoire. Son regarda croisa les deux mutants responsables involontaires de son réveil. Il leur adressa un sourire noir. B dirigea les mitrailleuses vers elle et fit feu. Les balles furent absorbées par la forme noire, comme si elles rentraient dans de l’encre. La forme bondit en l’air et fonça sur B. Ce dernier tendit les bras en défense et créa un champ répulsif qui arrêta la forme dans son élan. Elle sembla flotter un instant, serra les poings, et soudain, ce fut B qui partit en arrière, pour être assommé par un mur. Elle atterrit pour tourner les yeux vers C. De nouveau elle bondit. C para le premier poing, puis le second, mais il ne put parer le troisième poing qui surgit du ventre de la chose. Il fut aussi assommé contre un mur.

 

            Wonderboy cessa de sourire. Son attention fut soudain captée par ce qui se passait à l’autre bout de la ville. Dans sa tête, un signal d’alarme se fit entendre. David venait de lui lancer un ultime appel au secours. Overman profita de cette baisse d’attention pour lancer son poing brûlant. Il ne pouvait pas le rater, et pourtant il le rata. Wonderboy para le coup comme il aurait chassé une mouche puis, sans avoir l’air d’y penser, il lui donna un coup derrière le genou ce qui le força à s’agenouiller au sol, puis il lança son pied contre le visage de l’Overman, et le colosse s’effondra. Ce dernier se releva juste à temps pour voir le nuage de poussière marquant le chemin emprunté par le space freak. Il vit aussi un véhicule.

 

            La forme noire exultait. Enfin libre, et puissant. Le chaos ambiant la ravissait. Elle fit quelques pas, vit un pylône, se dirigea vers lui, l’inspecta un instant, et l’arracha comme on arrache un brin d’herbe. L’élagua, et quand la barre de métal eut une taille correspondant à deux fois la sienne, elle fut satisfaite. De sa main, du noir coula pour recouvrir complètement le métal. La chose entre ses mains changea de forme, devint une lame acérée terminée par un court manche. Elle fit jouer la lame en l’air, et sourit, chant noir était ressuscité à son tour. D’un geste vif, elle leva sa nouvelle arme devant elle pour parer le coup des lames de Wonderboy qui venait juste d’apparaître dans le paysage. D’un violent geste, elle repoussa le nouvel arrivant qui roula en l’air et retomba sur ses jambes. Pointant les canons de ses armes sur son adversaire, Wonderboy mit ses index sur les détentes, mais ne fit pas feu pour autant.

_ Alors, Ne serait-ce pas le petit rejeton de ce bon vieux Kasel-riga ? Alors, on hésite avant de tirer ?

_ Ca ne serait pas utile, hein, espèce de ketchup rance ? Je vais te régler ton compte et tu n’as pas intérêt à me rendre David en mauvais état si tu veux mourir sans souffrir.

La chose rit, la situation était tellement ridicule. Wonderboy savait pertinemment qu’il n’avait aucune chance. Tout ce qu’il avait pour lui, c’était sa folie. Eh bien, qu’il approche, le fou. Mais, qu’est-ce donc ? Un nouvel arrivant ? Costaud, les bras lumineux. Le volant du véhicule dans lequel il arrive à moitié gelé, à moitié fondu. L’Overman bondit du véhicule et se dirige vers Wondrerboy.

_ Eh, toi, je crois qu’on a pas fini ce qu’on a commencé.

_ Oh, toi, ce n’est pas le moment, je n’ai pas le temps de jouer. Y a mon copain qu’est dans cet espèce de goudron, alors, tu vas jouer ailleurs.

_ Non mais, écoutez moi ce pédant ! Comme si… Mais au fait, c’est qui, ce type ?

  Il y eut comme une espèce de douche froide virtuelle dans l’esprit de l’Overman. Pourquoi avait il participé à ce pillage ? Pourquoi s’était il battu avec ce mec aux flingues ? Qu’est-ce que cet espèce de mec liquide noir ?

  La forme noire regardait la dispute avec amusement. Elle laissa glisser son arme dans sa main, le pommeau touchant le sol. Puis frotta son poignet contre le tranchant de la lame, nonchalamment. Elle tendit son poignet ainsi ouvert le sol. Le liquide noir tomba au sol, mais ne s’étala pas, et fut comme absorbé par le sol.

            Wonderboy répondit à la question posée par son adversaire.

_ Ce type, devant nous, c’est mon copain qui est dedans, et il faut qu’on le sorte de là. Et ce qu’il est en train de faire, c’est pas bon, pas bon du tout…

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22 octobre 2008 3 22 /10 /octobre /2008 08:00

            Imaginez un peu deux types qu’on devine habitués à la blouse blanche faisant face à une armée de macaque en armure. C’est vrai que B et C n’ont pas vraiment pas l’habitude des exercices physiques intense ou des sports de combat. Néanmoins, ils savent se défendre. Parce que bien que les singes soient en surnombre et déchaînés, ce sont quand même eux qui sont en train de se faire rétamer. C ne bouge pas plus que nécessaire. Il sait d’avance que son coup va porter là ou il faut. Il ne tend pas son poing mais son doigt, touche la partie exacte du corps et son ennemi s’effondre. B, lui, n’a pas besoin de bouger, les objets bougent pour lui, notamment les pierres, ou les fusils des singes, qui visent ceux qui les tenaient deux seconde plus tôt. Tous deux occupés, ils n’ont pas vu une partie du groupe de singe se détacher du gros des troupe pour s’intéresser à un nouveau venu.

            Celui-ci n’a pas l’air aussi dangereux que les autres mutants. Il ne fait pas voler des pierres autours de lui, et il ne bouge pas pour vous appuyer exactement là ou il ne faut pas. Mais par contre il sourit, un sourire d’une oreille à l’autre, un sourire pas comme ceux des autres cinglés qui s’agitent dans la rue.

            Ce sourire sera la dernière chose que les singes verront. Le nouveau venu disparaît. Et es singes tombent. David se sent dans son élément, et ça l’enthousiasme autant que ça l’effraye. Il est singe parmi les singes, distribuant les coups parmi ces lourdeaux armurés qui n’arrivent pas à se défendre. Il assomme, défonce, fait voler les dents, démembre, attrape un fusil au passage et fait feu, sauf que ça ne marche pas. Il n’a pas besoin de chercher longtemps pour comprendre que les armes sont à reconnaissance d’empreinte. Ce n’est pas grave, on se débrouille.

 

            B fait voler le dernier singe vers C, qui le rattrape par la gorge et appuie juste où il faut pour offrir une mort rapide au primate. Les deux hommes se regardent d’un air complice avant d’entendre les coups de feu. Ils sont relativement surpris de voir un homme au sourire de clown dément en train de tenir à chaque main une main de singe agrippée à son arme. Ce dernier lâche négligemment ses armes avant de regarder les deux mutants. Ceux-ci se concertent rapidement

 

_ Analyse, C ?

_ Humanoïde, probablement modifié, potentiellement dangereux.

_ On neutralise ?

_ Recommandé.

 

            Sur un ordre télékinétique, toutes les armes autours de B s’élèvent, s’orientent vers David et tirent. Celui-ci pare les tirs de son mieux, court, bouge. Les deux compères ont du mal à le voir, mais les chargeurs sont abondamment fournis, les armes crachent.

  Une pause. Les armes se taisent, toujours flottantes. C en attrape une, démonte le chargeur et sort une balle. David respire lentement. Il pourrait essayer de parlementer, mais quelque chose semble lui dire que ce n’est pas la peine, comme une voix intérieure.

_ Relka, c’est toi ? Demande-t-il.

  Il n’a pas le temps d’entendre la réponse, les armes ont recommencé. David reprend sa vitesse, il voit arriver les balles, comme fonçant dans de la gelée. Il en évite de justesse, saute, se contorsionne, atterrit gracieusement et recommence. Il faut arriver au type qui a les bras croisés, c’est lui qui dirige les fusils. Il bouge, évite, se rapproche. Une faille se fait voir. Il n’y a qu’à foncer, et … Un choc à la poitrine. David jure entre ses dents. En tournant la tête, il peut voir le second larron qui a encore la main tendue. Cette balle qu’il a lancée à la main, elle lui paraissait immobile, il ne l’avait pas remarquée, et il a lancé son corps contre. La douleur le cloue sur place. Il tombe à genoux par terre.

 

_ Physique élémentaire, dit C. Une balle lancée à 300km/h sur un corps fait autant de dégât qu’une balle immobile sur un corps lancé à 300 km/h. Tout est une question de référentiel.

 

David baisse les yeux sur sa poitrine. Le sang coule à flot depuis la blessure, mais quelque chose n’est pas normal. Le sang n’est pas rouge, il est noir, comme de l’encre. La voix dans sa tête prend de l’ampleur. Ce n’est pas Relka, mais… Oh, NON !!!

 

_ Tu comprends ce qui se passe C ?

_ Oh, oh… Un coefficient impondérable.

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20 octobre 2008 1 20 /10 /octobre /2008 08:00

            Wonderboy se frotta les mains. Le spectacle lui plaisait. Une ville envahie par la fureur, il n’en demandait pas tant, mais il avait enfin une bonne occasion de laisser libre cours à ses bas instincts.

_ Qu’est-ce que ça signifie ? Demanda Imperator.

_ C’est les soucoupes, là haut, dit Wonderboy.

_ Les soucoupes ? Comment ça ?

_ Ne commence pas à te poser des questions. Ce sont des aliens. Ils nous observent comme des microbes, et puis ils font des expériences. Du genre, « tiens, ça, ça les rend fous, voyons ce que ça donne ensuite. » Alors, je vais leur montrer, moi.

 Dégainant ses dagues mitrailleuses, il adressa un sourire à son compagnon, qui le regarda foncer vers la foule. Ce dernier soupira, regarda ses chaussures, poussa du pied une pierre, et sourit à son tour, pour ensuite foncer à son tour vers la foule.

 

             Un coup de vent passa à travers la foule des citoyens déchaînés. En plein milieu d’eux s’arrêta un homme vêtu de noir qui serrait dans ses mains des mitrailleuses dont les manches se prolongeaient en lames noires et tranchantes. Pendant quelques secondes, le silence régna, et puis tous se ruèrent sur le nouvel arrivant. Les premiers ne se rendirent même pas compte que leur tête venait de quitter leur corps. Les assaillants s’arrêtaient, et tombaient, victime des lames trop rapides pour être vues. Jugeant la victoire trop facile, Wonderboy remit ses armes dans leurs fourreaux, attachés dans son dos. Les furieux hésitèrent un instant, pendant lequel il eut le temps de faire craquer ses articulations. . De nouveau, ils foncèrent. Ils foncèrent, tombèrent, furent piétinés par les suivants, qui tombèrent à leur tour. L’homme semblait partout à la fois, impalpable et meurtrier. Nouvelle pause. La foule cessa d’avancer et Wonderboy s’arrêta à son tour.

 

Un nouvel assaillant venait d’entrer dans l’arène. Ses mains brillaient, l’une de rouge, l’autre de bleu. Il avança jusqu’à se trouver à quelques pas du space freak, et de deux doigts, lui fit signe d’approcher. Il souriait, du sourire dément des cinglés qui s’étaient arrêtés pour regarder. Pendant un instant, Wonderboy eut l’impression d’avoir vu cette scène avant. Ca ne l’empêcha pas de sourire à son tour. Il se mit à courir vers son adversaire. L’overman se mit en garde.

Il para de justesse le coup de son adversaire, para le second, le troisième. Il dut reconnaître que l’homme était rapide, mais il attendit la faille. Wonderboy donnait du pied, du poing, du coude, fit un tour sur lui-même pour décocher un coup de pied tournant. C’était l’erreur attendue par Overman, qui arrêta le coup et lui envoya un formidable coup de son poing bleu dans le dos. Wonderboy eut l’air étonné. Sous le choc, il fut envoyé en l’air. Overman le regarda s’envoler, croyant la victoire acquise. Il s’attendait à le voir geler rapidement pendant son vol et exploser en morceaux congelés lorsque son corps toucherait de nouveau le sol. Mais il n’en fut pas ainsi. Wonderboy vola, mais paru soudain flou aux yeux de son adversaire, ses gestes se firent si rapide que l’overman sembla ne voir qu’une masse informe. Wonderboy toucha le sol vivant, et apparemment intact. « Hou, frisquet ! » lanca-t-il, avant de foncer à nouveau. Etonné, son adversaire avait baissé sa garde, il en profita. Une pluie de coup tomba sur le boxeur aux mains de lumière. L’avantage ne dura qu’un temps. Overman reprit sa garde. Malgré les coups, il n’était pas tombé. Wonderboy jugea qu’il avait une bonne technique, un bon équilibre, et qu’il savait encaisser. Il était temps de passer à la vitesse supérieure. Wonderboy dégaina ses armes. En réponse, Overman ferma ses poings, et la lumière se propagea jusqu’à ses épaules. Frappant le sol de son poing rouge, il fit apparaître une trainée de feu qui fonça sur son adversaire. Wonderboy évita. Overman plongea son autre bras dans la terre et en tira un énorme bloc de pierre gelée qu’il lança. Wonderboy ne sembla pas bouger, mais le bloc ne l’atteignit pas. Il explosa soudain, en morceaux de plus en plus petit. Une sorte de neige grise tomba autours de lui, alors que les canons de ses armes fumaient encore. Overman ne fit pas l’erreur de baisser sa garde une nouvelle fois et fonça. Son poing froid désarma la main droite de son adversaire et son poing chaud, la gauche. Pendant une fraction de seconde, Wonderboy sentit sa main droite refroidir et sa main gauche brûler. Sans réfléchir, il frappa violemment ses mains l’une contre l’autre, l’une main annulant le mal de l’autre, et inversement. Le choc de ces daeux mains fit un bruit qui déstabilisa Overman un moment. Il se reprit vite pour voir wonderboy en face de lui, en garde, qui lui fit signe d’approcher. Le combat reprit. Les adversaires arboraient tous les deux un sourire dément et des yeux écarquillés. Ils étaient tous deux à leur joie d’avoir trouvé un adversaire à leur hauteur…

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