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14 juillet 2011 4 14 /07 /juillet /2011 08:00

Et voici le texte gagnant du concours, "monsieur porte"

 

Le reste du classement est le suivant:

2ème place : Caliope avec Eolia
3ème place : Space Freak avec Coup de pouce
4ème place : Sylvain avec La planète de l'amour
5ème place : Nilumel avec Planète barbare

 

Monsieur Porte

 

            Sombre, froide, mon alliée la nuit me recouvre et me cache. Il me faut me méfier, elle peut se faire traîtresse et cacher à mes sens tant de gens et tant d’êtres… Je respire doucement, je dois vaincre ma peur. Mon pas doit être sûr tout autant que discret, La rapine est ma vie, car je suis un voleur.

 

Devant moi elle se dresse, cette immense bâtisse, arrogante, opulente elle respire la richesse. Si je suis compétent à ma tâche ce soir, je me ferai je crois, de quoi vivre dix ans avant mon prochain vol. L’enthousiasme aussi peut être perfide. Je dois donc me calmer et ramener avec moi mon amie la prudence. J’avance, aux aguets.

 

La boite au lettre est là, intrigué, je déchiffre : « monsieur Porte » curieux, quel est donc ce nom là ? Après tout, que me chaut ? Je me mets en recherche d’une entrée, je la cherche, puis finis par tomber sur une fenêtre. Elle n’est pas fermée, l’insouciance des riches est souvent mon amie. Je l’ouvre, et j’entre, sans cérémonie. La clarté de la lune à mes yeux suffit pour inspecter la pièce. Des meubles fort jolis, mais rien qui ne tienne dans mon sac, je passe, et me dirige droit vers une pièce à coté. Là encore un bref examen me suffit. Pas d’or, pas de coffre, Quelques meubles et des verres, mais rien qui puisse me satisfaire. Il me faut désormais aller à l’étage.

 

Pourquoi n’ai-je pas fui en voyant la lumière ? Pourquoi suis-je entré, entendant la musique. Je ne sais, et c’est ainsi que je me suis retrouvé dans cette pièce étrange

Je n’ai pas entendu la porte se fermer derrière moi, je n’ai pas vu l’homme assis dans le seul fauteuil de cette pièce. J’étais trop fasciné par le spectacle de cette sphère au centre de la pièce. Je voyais les nuages, les continents, les océans, L’objet avait la taille d’un globe terrestre, mais il offrait un spectacle vivant, mouvant. Il ne s’agissait pas de la terre, les continents n’avaient rien à voir.

« Antriès » dit une voix derrière moi. Je me retourne, désemparé. « C’est le nom de cette planète ». L’homme qui vient de dire ces mots est un grand individu au teint pâle, vêtu de noir. En cet instant, je me rends compte de l’étendue de mon imprudence. L’homme me toise avec mépris. Je le vois porter négligemment à sa bouche une sorte de pipe. Je me retourne, et cours vers la porte. Mais par je ne sais quelle artifice, elle est verrouillée. Désespéré, je me prépare à faire face. L’homme s’est avancé vers moi, et le voilà qui souffle sa fumée à mon visage. L’odeur me fait tousser, puis me suffoque, je me sens entouré de fumée, et sens mon corps entraîné dans une chute sans fin. La dernière chose que je vois avant de sombrer est le visage du maître des lieux, Monsieur Porte.

 

Je me réveille dans la fournaise. Je suis au milieu d’un désert. Les soleils commencent à me brûler la peau. Les soleils ? Oui, je les vois nettement, deux soleils de grosseur différente qui se partagent le ciel. J’ai du mal à me relever. Mon corps me semble si lourd ici. Je me reprend, me calme. Je ne sais pas comment je suis parvenu ici, ni comment je vais survivre, mais au moins un  nom m’est connu. « Antriès »

 

 

Pâles, les lunes me guident dans la nuit. Une demeure d’aspect rupin me fait face. Les bandits noirs du désert de Kael m’ont renseigné. Leur chef, Raffhiel, un lézard bipède qui me surnomme « le bizarre » compte sur moi pour mener à bien ce vol. Je me glisse comme un murmure dans la nuit. Mon pas doit être sûr tout autant que discret, la rapine est universelle, et elle dirige ma vie.

Il m’a fallu un temps pour m’adapter, mais mon talent a su être reconnu par les habitants de cette étrange planète. J’ai appris à lire « porte » dans la majeure partie des langues parlées sur Antriès. Un jour, lors d’un de mes larcins, je tomberai sur la demeure de celui qui m’a amené ici. Une porte peut être franchie dans les deux sens, et je sais qu’il existe une curieuse pièce au milieu de laquelle tourne un globe représentant la Terre. Je la retrouverai, je le retrouverai.

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Published by Space Freak - dans histoires courtes
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commentaires

Cédric 13/11/2011 13:03


Très chouette ce texte! J'ai lu d'autres textes de ton blog et je trouve ça efficace, fun et bien raconté.


Lina carmen 22/07/2011 15:00


félicitations ! J'ai vraiment adoré ce texte !


Space Freak 23/10/2011 22:08



J'avais oublié de dire merci



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